Publié le 16 Septembre 2011

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librini03Guido SGARDOLI, Eligio S, I giorni della ruota,

Firenze, Giunti, 2008/2010, 442 pages, 13,90

 

 

 

La critique a parlé à son sujet de "Mystères de Venise". Voilà un vrai, bon roman historique, qui nous transporte dans une Venise inédite, la ville populaire de la fin du XIX siècle et du tout début du XX. Le tourisme y est déjà développé, mais ce sont aussi les années de la naissance des usines sur l'île de la Giudecca et de celle du mouvement ouvrier. On y assiste même à l'écroulement du Campanile, ce fameux 14 juillet 1902. Dans ce contexte historique précisément tracé se déroule un vrai feuilleton, avec abandon d'enfant (qui donne son nom au roman, les bébés étant déposés dans la "ruota" et  élevés par les religieuses de l' "Ospitale di Santa Maria della Pietà"),  mère courageuse (et belle), truands très méchants, une foule de personnages que Sgardoli sait mettre en scène et faire progresser sans ménager les surprises, les rebondissements et les contretemps, dans la plus pure tradition du genre. Et pour la plus grande jubilation du lecteur. Un livre dont on espère une prochaine traduction en français.

Signalons que Guido SGARDOLI, qui vit et travaille à Trévise, écrit depuis 2004 et a déjà collaboré avec de nombreuses maisons d'édition italiennes. Il a reçu en mai 2009 le prestigieux prix Andersen 2009 dans la catégorie "Meilleur écrivain", "parce qu'il est, parmi les auteurs qui se sont affirmés ces dernières années, la voix la plus intéressante et la plus neuve..... et parce qu'il nous a offert un roman de grande valeur et de construction subtile, Eligio S. I giorni della ruota". Le jury du prix Bancarellino 2009 a été du même avis.

Guido SGARDOLI a publié depuis une bonne dizaine d'autres titres, de sujets et de styles très divers, "pour tous ceux qui, comme moi - écrit-il - aiment les histoires, quelle que soit leur date de naissance". Un auteur à découvrir.

 

 

 

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Publié dans #ROMAN HISTORIQUE

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Publié le 15 Septembre 2011

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UN CONTE 

 

 

 

OCATTACCATI- Texte de Anselmo ROVEDA. Illustrations de Chiara DATTOLA.

Lineadaria ed. 2011. 30 pages. 14 €

 

Un album qui se prête très bien à la lecture en v.o., dans la mesure où il s'agit d'un vieux  conte bien connu de la tradition européenne. Les frères Grimm, entre autres,  l'ont repris sous le titre de L'Oie d'Or. Il serait donc aisé d'en faire une lecture "à deux voix".

Anselmo Roveda le réinterprète ici dans une version très "orale", très rythmée, pleine d'humour. La joyeuse sarabande qui va faire rire aux éclats la triste princesse Nenè se développe de la première à la dernière page. Cette musicalité est  déjà présente dan s le titre, avec ses allitérations et son accent dynamique :  OCATTÀCCATI !

(Ce jeune auteur génois a plus d'une corde à son arc, et nous en reparlerons certainement ici.)

Le grand format de l'album (21x29,7) en robuste carton  permet de le montrer facilement à un groupe d'enfants. Les collages de Chiara DATTOLA volent allègrement au milieu du texte, couleurs vives comme le rythme de l'histoire, et peuvent suffire à faire comprendre le texte même à des non-italianistes.

La quatrième de couverture nous dit:  "Un garçon ni grand, ni gros, une petite vieille qui se balance dans une coquille de noix, une oie magique où restent collés tous ceux qui la touchent: aubergistes, curés, paysans, bonnes sœurs, saltimbanques, musiciens, brigands, sénateurs, marchands, bohémiens, cyclistes… Tous en route vers le royaume de Tchin-Tchin II."

 

 

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Les pâtes à modeler sont l'oeuvre de Antonietta MANCA

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Rédigé par lecturesitaliennes

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