Publié le 29 Février 2012

 

 

ranocchia

 ACHETER  VOS LIVRES DE JEUNESSE :

(sans prétention d'exhaustivité)


  - Dans les librairies étrangères de votre ville :

*   Grenoble : La Strada,

        1, place Sainte Claire - 38000 Grenoble – 04 76 51 04 65

 Lyon :      CIL, Comptoir International du Livre  ,

         Le château,

         10, avenue de ménival - 69005 Lyon -  : 04 78 25 71 73

 *  Marseille : Librairie Internationale Maurel ,

          95, Rue Lodi - 13006 Marseille - 04 91 42 63 44

 *   Paris :        Librairie Tour de Babel,

           10, rue du Roi de Sicile – 74004 Paris – 01 42 77 32 40

 *  Strasbourg : Librairie du Monde Entier,

           31, place Kléber - 67000 – Strasbourg  - 03.88.16.58.79

et certainement quelques autres encore ailleurs   en  France...

                                                            

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ü                - Chez les libraires qui vendent par correspondance :

    °   Comptoir International du Livre  : : www.cilingue.com

     °   La Lucciola Vagabonda :   www.livres-italiens.fr  

     °   Librairie Internationale Maurel :  www.librairie-internationale-  maurel.com/

      °    Librairie Tour de Babel : www.librairieitalienne.com

 

ü           - Sur les sites internationaux et italiens de vente de livres en ligne :

 

+  bol.it

+  Amazon.fr                         

+  Amazon.it                                 Gufo

 

ü           Directement chez certains éditeurs :

vo         voir sur les sites en lien.

 

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Rédigé par lecturesitaliennes

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Publié le 13 Février 2012

 

 

 

 

libreria 

 

Une question se pose, dès lors qu'on parle de livres.

Et elle a déjà été posée par certains :

où peut-on acheter des livres de jeunesse italiens

quand on n'habite pas en Italie?

J'ai quelques éléments de réponse,

mais l'information serait plus complète

si nous mettions en commun nos solutions.

 

MammaOrsa 

 

Pour répondre, vous avez

la touche "commentaire", en bas de l'article,

ou "contact",

dans le cadre de "Présentation", en haut de la page

à droite.

Merci de votre aide.

 

 

libreria

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Rédigé par lecturesitaliennes

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Publié le 12 Février 2012

 Ou : LA FEMME A L'OREILLE VERTE

 

 

images.orecchio

 

 

La littérature française du XIX siècle avait "L'Homme à l'oreille cassée", l'édition de jeunesse italienne du XXI siècle a "la femme à l'oreille verte", Fausta Orecchio. C'est elle en effet qui fonda,  en 2001 ("C'était le 6 décembre 2001 et il faisait grand froid. C'est ce jour-là que, prématurément, notre premier enfant vit le jour…") les éditions ORECCHIO ACERBO. "Orecchio", d'accord, mais "Acerbo"? C'est son mari? Son associé? Non pas, son associé (et compagnon) est Simone Tonucci. Alors ?


Alors, il faut lire cette poésie de Gianni RODARI  (elle est sur la page d'accueil du site de Orecchio Acerbo , publiée en 1979 chez Einaudi dans le recueil "Parole per giocare"; Je n'en ai pas trouvé de traduction française, mais peut-être l'un/e de vous m'en indiquera une). En attendant, traduction "maison" :

"Un jour sur le direct Capranica-Caserte (c'est pour la rime – dans le texte "Viterbo")

Je vis monter un homme avec une oreille verte".

 Nous y voilà.  Le poète va apprendre que ce vieil homme ("plus tellement jeune, et même bien mûri")  n'a plus de jeune que cette oreille, une "oreille verte"

"C'est une oreille enfant, elle me sert à comprendre

Toutes choses que les grands jamais ne veulent entendre"

Et il nous en donne toute sorte d'exemples.  Je vous laisse les lire.


C'est là le programme que Orecchio Acerbo développe depuis dix ans, écouter, comprendre, faire comprendre des choses qui, souvent, ne sont pas écoutées ou pas dites. Sans souci du marché et des best- sellers. Un pari audacieux, risqué, mais qui marche, car Orecchio Acerbo est désormais incontournable dans l'édition de jeunesse, italienne et pas seulement.


         Ma première rencontre avec un livre d'Orecchio Acerbo (peut-être bien "La Portinaia Apollonia ") m'avait marquée par ce feuillet qui était glissé dans la première page, je l'avais regardé à deux fois, et qui se présentait comme une notice pharmaceutique (laquelle porte en italien le délicieux nom de "bugiardino", "petit menteur") :

Categoria farmaceutica
Libri per ragazzi che non recano danno agli adulti / libri per adulti che non recano danno ai ragazzi.
 

(Livres de jeunesse qui ne font pas de mal aux adultes / et vice versa)

Indicazioni terapeutiche
Stati di grave bulimia televisiva. Sindrome acuta di insufficienza immaginatoria
. ecc

(Etat de boulimie télévisuelle grave. Syndrome aigu d'insuffisance imaginationnelle)  Etc

Humour et provocation.  J'ai regretté de ne pas trouver de notice dans mon exemplaire de L'Isola di Fuoco.


Un autre aspect fondamental du travail de Fausta Orecchio et de son équipe - elle le développe dans le texte "Quali sono i vantaggi dell'essere un piccolo editore" –" Des avantages d'être un petit éditeur"-  c'est la  possibilité de "faire des livres sur lesquels puissent travailler ensemble, dans l'affrontement ou dans la rencontre,  un écrivain, un dessinateur, un graphiste…". Elle-même venant du monde du graphisme où elle s'était déjà fait un nom bien avant les années 2000.

 

 

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En 2009, le catalogue d'Orecchio Acerbo contait 75 titres. Aujourd'hui environ 120. Les auteurs sont italiens, bien sûr, mais aussi bien français, coréens, vénézuéliens et j'en passe. Vous retrouverez plusieurs albums de Fabian Negrin  .  Mais aussi des textes de Dickens, H.C. Andersen ou des frères Grimm.  Et vice versa, de nombreux albums d'Orechio Acerbo sont traduits, en français, entre autre. Une liste intéressante est  celle intitulée "La nostra Top Ten", sur la page d'accueil du catalogue :  elle donne une bonne idée des relations  qu'entretient Orecchio Acerbo avec la littérature de jeunesse mondiale.

images.fortunatamente.

 Je vous recommande vraiment une promenade dans le site de la maison, vous constaterez la variété des auteurs et illustrateurs, l'originalité des albums.  Vous pourrez en feuilleter virtuellement certains.  Si vous êtes "visuels", vous aurez grand plaisir à regarder les présentations vidéo  (en italien "booktrailers") servies souvent par les voix des auteurs.

Vous pourrez constater dans la rubrique "Premi" qu'aussi bien pour divers albums que pour elle-même la maison a reçu plus d'un prix prestigieux (a titre d'exemple, en 2004, le Prix Andersen pour "la meilleure production éditoriale "fatta ad arte"-" de grande qualité", ou encore, en 2009, le Prix Andersen pour les fameux booktrailers, et bien d'autres encore).


Plaisir, aussi, de la lecture de certains articles, présentés dans la rubrique "Interventi" de la présentation "Chi siamo" : mon choix personnel va vers ce texte de Fausta Orecchio, de juillet 2009 pour le quotidien "Il Manifesto", où elle donne une image de son travail et de ses choix à travers des souvenirs d'enfance : "Il maestro che mi insegnò a cadere" – "le maître qui m'apprit à tomber"-.  Ou ce texte du dessinateur Francesco Tonucci, qui approfondit la relation avec la poésie de Rodari : "Un orecchio che serve per sentire – une oreille qui sert à entendre (mais aussi sentir, le verbe italien a les deux sens)"-  Ou encore le texte humoristique de Matteo Corradini : "I libri di orecchio acerbo sono tutti sbagliati – les livres de orecchio acerbo ont tout faux"-  Il y en a pour tous les goûts et toutes les réflexions, dans un style souvent alerte.

 

 

imagesla rose.


Je ne parle pas des notices sur les auteurs, ou d'une très riche collection de liens fort bien classés. Je vous le disais, c'est un site inépuisable. Et vous avez même une version anglaise….


Bonne lecture, donc. J'aurai encore l'occasion de vous présenter un ou deux de mes titres préférés publiés par la femme à l'oreille verte.

 

    

 

 

 

libreria

 

 

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Rédigé par lecturesitaliennes

Publié dans #EDITION

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Publié le 2 Février 2012

 

UNE ÎLE DE FEU

 

 

 

     images-copie-3.jpg L'ISOLA DI FUOCO  di Emilio SALGÀRI, illustrazioni di Luca CAIMMI, postfazione di Paola Pallottino
Editore : ORECCHIO ACERBO, collezione Lampi. 

                                               Avril 2011. 48 pages 18€

  

   Vous avez entre les mains un grand livre. Grand, oui, 32cmx24cm, ce qui est peu commode pour le rangement, mais tellement pratique pour les lectures collectives, et tellement beau pour les illustrations !  La couverture cartonnée, selon l'habitude des éditions Orecchio Acerbo, est très robuste, les pages solides, on pourra le feuilleter encore et encore.
Emilio SALGÀRI : l'accent tonique n'est pas de moi, mais bien de l'éditeur qui sait les hésitations, même chez les italiens. Salgari, souvent appelé  en France,  de façon trop approximative, "le Jules Verne italien".  En avril 2011, on fêtait  le centième anniversaire de sa mort, et cet album le célèbre de façon superbe.


   La couverture interpelle, avec cette aquarelle nocturne et ses allusions : pas d'île, mais deux silhouettes sur le pont d'un bateau. Tout en haut de l'image, une lune, pleine et inquiétante dans son halo de bleus dégradés.  Et, entre les deux, pure couleur, la menace d'un feu incompréhensible et une épaisse couche de fumée. Le suspens est lancé.


   Pourtant la première double page (toutes les illustrations seront en double page) est tout ce qu'il y a de plus paisible, le petit vapeur a l'air d'un joujou entre ciel et mer modulant les bleus turquoise. Mais dès la page suivante, une inquiétude s'installe avec l'apparition de deux voiles et d'une fumée  très noire crachée par la cheminée. On cherche donc une explication dans le texte, et ainsi s'installe un va-et-vient fécond entre texte et image.


   Le narrateur est un voyageur, témoin du phénomène étrange, illustré sur la troisième page, au milieu d'un noir d'encre, d'un feu qui sort de la mer et que nous allons retrouver reflété dans un œil (l'œil du capitaine),occupant toute la double page un peu plus loin. Nous suivrons le narrateur dans le bateau et sur le pont tout au long de cette nuit d'angoisse, ses discussions avec le capitaine, les hypothèses faites, les peurs car le bateau est en avarie et ne doit pas se rapprocher trop du feu.

                index.jpg

   Tout cela magnifiquement servi par les planches de Luca Caimmi et ses jeux sur les tons de noir, d'orange puis de jaune, de bleus dramatiques. Intéressants aussi ses cadrages, quelques très gros plans, puis des "zooms arrières" ,  ou de larges vues panoramiques, selon les moments du récit.


   Cependant, dès la cinquième page, nous sommes pris de perplexité : n'étions-nous pas au large de la Nouvelle Zélande?  Pourquoi la carte que le capitaine abandonne sur sa table est-elle une carte du Golfe du Mexique?


    Et ainsi, petit à petit, les images de L'Isola di Fuoco vont raconter une  histoire autre  que le récit du voyageur et de Salgàri. Une histoire très contemporaine qui va donner une "explication" et un sens au phénomène géologique raconté par le romancier turinois.  Il l'avait inventée en s'inspirant de l'apparition d'une île volcanique, au large des côtes sud de la Sicile, en 1831. Ce volcan, émergé en éruption,  disparut définitivement six mois plus tard. Souvent, Salgàri s'est ainsi inspiré de faits réels pour ses romans.
    Seulement, dans le cas de cette version 2011 de L'Isola di fuoco, l'illustrateur "prend le pouvoir" et nous emmène dans des mers très contemporaines, ne craignant pas l'anachronisme, et finissant par un contraste strident entre la fin de l'histoire "officielle" et les dernières images, que je vous laisse découvrir.


    C'est un pari très audacieux qu'a fait, comme toujours, la maison Orecchio Acerbo, et ça fonctionne  tout à fait.


    Un mot de la réussite dans la réécriture de l'histoire : Salgàri a un style très foisonnant, qu'il fallait ici "réduire et adapter". Mais on retrouve cependant la solennité du passé simple et des imparfaits du subjonctif, les  dialogues rapides des moments de tension, les termes "techniques" qui nous font entrer dans l'époque ("le rande", voiles appelées en français, je viens de l'apprendre, "brigantines"; tous les termes pour indiquer les différents types de bruits qui accompagnent l'éruption, la description du feu…).
    Très réussie aussi la mise en page du récit, qui suit (ici deux lignes, là une dizaine, ici en grands caractères , là en plus petits) le suspense de l'histoire.


Encore un livre  qui se prêterait à une lecture -  à plusieurs voix ?


Pour ne pas fatiguer votre attention, je renvoie la présentation de la maison d'édition Orecchio Acerbo au prochain  numéro.


124-L-isola-di-fuoco-n.e.jpg


   A signaler, dans les jours qui viennent, la parution d'une deuxième édition de L'Isola del Fuoco ,  dans la collection Lampi light. Le format est le même, mais le livre est broché, et son prix est de 12,50 €, avec, en prime, un poster grand format d'une des aquarelles du livre. (Sa couverture me plaît moins, cependant).
Pour plus d'informations sur Luca Caimmi , voici son site et la présentation d'un autre livre de lui que je n'ai pas lu, mais qui semble aussi fort beau, une histoire de navire.

 

www.lucacaimmi.net

 

www.topipittori.it/it/catalogo/la-nave

 

NOTA BENE : Magie ou incapacité totale? Une fois encore, les liens n'apparaissent pas, mais ils sont là, si si, placez le pointeur dans "le vide" et vous les verrez apparaître en gris. Cliquez, il sont actifs.


                               
  librini02

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Rédigé par lecturesitaliennes

Publié dans #TEMPS PRESENT

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