MAMMA LINGUA de Bruno TOGNOLINI et Pia VALENTINIS

Publié le 28 Décembre 2011

  VINGT ET UNE COMPTINES

 

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Et en ces temps de nativité, une petite lecture dédiée à une future maman au nom d'étoile, qui n'a pas oublié ses racines italiennes.

Je vais me permettre de traduire, tout bonnement, le témoignage de Tognolini (vous vous rappelez, Rime di Rabbia en octobre, voir articles précédents), car on ne saurait mieux que lui caractériser ce livre :

" MAMMALINGUA a été imaginé par trois libraires de jeunesse, douées, qui lancent ainsi les Edizioni TUTTESTORIE : elles ont eu l'idée d'offrir, en collaboration  avec la municipalité de Cagliari,  un livre à chaque nouveau-né pendant deux ans (qui sont ensuite devenus quatre au vu du succès de l'initiative);  et elles ont fait appel pour ce travail à deux cagliaritains métis : Pia Valentinis, illustratrice de Udine qui vit à Cagliari depuis 15 ans, et Bruno Tognolini, écrivain cagliaritain qui vit à Bologne depuis vingt-cinq ans. Mais, au-delà de sa destination locale, si affectueuse,  le livre (a maintenant) une édition nationale que l'on ( peut) trouver dans les principales librairies de jeunesse ou que l'on peut commander directement à Tuttestorie.

            Ces poésies pour nouveau-nés ont représenté pour moi une aventure d'écriture très particulière. Je savais dès le début que je ne parlerais pas d'eux, mais à eux.  Un peu plus tard, je me suis aperçu que je parlais par la voix de la maman, ce mystérieux chant de baleine qui résonne dans l'océan "là dehors". Je ne me suis pas opposé à ce chant,  et ainsi sont nées vingt et une comptines, une pour chaque lettre, dans l'alphabet d'une "langue maman" originale : Acqua-l'eau,  Bocca- la bouche,  Cacca, Dors,  Ecco- voilà, Fils, Giorno-jour, Hai-tu as, Io-moi, Langue, Mamma, Non, Ora-maintenant, tu Pleures, Qui-ici, tu Ris, Sì-oui, Toi, Un, Via-parti, Zitti-chut."

            C'est la musique du monde quotidien où va naître l'enfant, où il vient d'arriver. On retrouve dans ces poésies la musique tantôt joyeuse, tantôt méditative de Bruno Tognolini,  sa simplicité raffinée. Et tout aussi simples, raffinées et poétiques les illustrations de Pia Valentinis : en quelques traits et peu de couleurs pastel, elle crée un espace encore pas complètement défini, où évolue un ourson, ou quelques oiseaux, poissons et autres pingouins, un espace dans lequel peut résonner la voix maternelle. 

            Voici, pour vous mettre l'eau à la bouche, la première poésie, ACQUA :

Ànima, àlito, èsci di bòcca,

Grìda pescètto che l'ària ti sciàcqua

Màno di màmma balèna ti tòcca

Vièni nel sòle, èsci dall'àcqua.


(J'ai artificiellement indiqué les accents toniques,  pour suggérer la musique aux non-italianistes)

 

 

 

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MAMMALINGUA, testo di Bruno TOGNOLINI, illustrazioni di Pia VALENTINIS,

            Editrice Il Castoro – Edizioni Tuttestorie, 2008 – 52 pages – 14,50 €

 

 

 

 

 


Rédigé par lecturesitaliennes

Publié dans #A VOIX HAUTE

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