Articles avec #roman psychologique tag

Publié le 23 Octobre 2011

 

 

DES ROMANS DE LA MER

 

 

images J'aurais beaucoup aimé vous parler d'un superbe roman de la mer :   Ti ho aspettato Simone, écrit par Marina Jarre en 2003 pour les éditions EL. C'était le numéro 100 de la collection Ex Libris. Force est de constater que, 7 ans plus tard ( plus qu'un lustre), il n'est plus au catalogue. Si vous tombez dessus chez un bouquiniste, n'hésitez pas.

 

Pour ne pas courir le même risque, parlons de MISTRAL, de Angela NANETTI, Firenze, Giunti, septembre 2008, pp192, euros 11,90.

 

" Tu as immédiatement commencé à hurler comme un damné, plus fort que le vent, je te jure ! Alors j'ai pensé que tu devais t'appeler Mistral, car tu lui ressemblais".

 

De cette naissance par un jour de tempête, dans le phare de l'Isola Nera, le jeune Mistral a gardé un rapport très ambivalent avec la mer et les éléments de cette île dont il est, pour un temps, "le roi". La mer et l'île sont un terrain de jeu où il cultive sa solitude et essaie de résoudre les contradictions qui l'animent.

 Roman de formation, Mistral suit l'évolution du jeune garçon, conditionnée par "le progrès", la modernisation du phare, qui oblige le père à partir travailler au loin et la famille à s'installer sur la terre ferme,  au contact de ses grands-parents, en particulier la Nonna Quinta, de l'école (où il allait d'abord en barque), du monde du travail, dans les années où se développe le tourisme balnéaire.

 Et puis il y a les filles, Ignazia qui a un an de moins que lui et habite le petit port voisin de l'île, et Cloe, la petite française descendue du voilier "bello come un miraggio". Deux filles qui n'ont peur de rien, mais vivent dans deux mondes totalement différents.

Aucun personnage n'est secondaire, chacun est dessiné avec finesse et profondeur. Et ce qui lie toute l'histoire, c'est la présence de la mer, couleurs, odeurs, mouvements, qu'Angela Nanetti nous dessine dans une langue incisive.

 

 Au chapitre trois, le père, Sisco, vient de révéler à Mistral qu'il va s'embarquer pour six mois pour faire vivre la famille, puisue le phare, "modernisé", n'a plus besoin de gardien. L'enfant se sauve sur l'île jusqu'à son promontoire familier et son père le suit.

…(Mistral) Piangeva, offrendo il viso al mare e a una brezza tiepida, che gli portava l'odore fresco e pungente del sale e del rosmarino in fiore. Non era giusto, proprio adesso che stava per incominciare l'estate e poteva salire sul faro e fare la notte con lui guardando le Orse, o aspettarlo al tramonto sulla spiaggia, quando arrivava con la barca…Non era giusto! Non era giusto!

"Mio padre è morto quando avevo tredici anni" gli rispose Sisco, "e anche questo non era giusto".

Ma senza durezza, con una pena che lo ammutolì di colpo.

         Senza voltarsi Mistral si ripulì gli occhi con il dorso della mano, e suo padre gli accarezzò la testa.

"Tornerò a novembre e allora mi racconterai tutte le cose dell'estate, e io le racconterò a te".

         Quando arrivarono alla torre Sisco si fermò, si guardò intorno e fece un ampio gesto con la mano:

"Abbi cura dell'isola, adesso è tutta tua".

 

Et voilà que l'éditeur suisse La Joie de Lire vient de publier une traduction française de ce roman par Françoise Brun (traductrice experte de grands auteurs contemporains italiens).

 

Pour un résumé complet de l'histoire, je vous renvoie à la fiche de La Joie de Lire.

http://www.lajoiedelire.ch/catalog/encrage/mistral


et pour Angela Nanetti, au lien avec son site dans la colonne voisine.

 

librini02

Voir les commentaires

Rédigé par lecturesitaliennes

Publié dans #ROMAN PSYCHOLOGIQUE

Repost 0