Publié le 23 Octobre 2011

 

 

 

 

Ne manquez pas d'aller voir les deux "pages" dans la colonne de droite 

 

 

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©Antonietta MANCA pour les pâtes à modeler.

Photo de fond : Les câpriers de Giovanna.

©Elisabeth LESQUOY

 

 

 

 

 

 

 

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Publié dans #ILLUSTRATION

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Publié le 23 Octobre 2011

 

 

DES ROMANS DE LA MER

 

 

images J'aurais beaucoup aimé vous parler d'un superbe roman de la mer :   Ti ho aspettato Simone, écrit par Marina Jarre en 2003 pour les éditions EL. C'était le numéro 100 de la collection Ex Libris. Force est de constater que, 7 ans plus tard ( plus qu'un lustre), il n'est plus au catalogue. Si vous tombez dessus chez un bouquiniste, n'hésitez pas.

 

Pour ne pas courir le même risque, parlons de MISTRAL, de Angela NANETTI, Firenze, Giunti, septembre 2008, pp192, euros 11,90.

 

" Tu as immédiatement commencé à hurler comme un damné, plus fort que le vent, je te jure ! Alors j'ai pensé que tu devais t'appeler Mistral, car tu lui ressemblais".

 

De cette naissance par un jour de tempête, dans le phare de l'Isola Nera, le jeune Mistral a gardé un rapport très ambivalent avec la mer et les éléments de cette île dont il est, pour un temps, "le roi". La mer et l'île sont un terrain de jeu où il cultive sa solitude et essaie de résoudre les contradictions qui l'animent.

 Roman de formation, Mistral suit l'évolution du jeune garçon, conditionnée par "le progrès", la modernisation du phare, qui oblige le père à partir travailler au loin et la famille à s'installer sur la terre ferme,  au contact de ses grands-parents, en particulier la Nonna Quinta, de l'école (où il allait d'abord en barque), du monde du travail, dans les années où se développe le tourisme balnéaire.

 Et puis il y a les filles, Ignazia qui a un an de moins que lui et habite le petit port voisin de l'île, et Cloe, la petite française descendue du voilier "bello come un miraggio". Deux filles qui n'ont peur de rien, mais vivent dans deux mondes totalement différents.

Aucun personnage n'est secondaire, chacun est dessiné avec finesse et profondeur. Et ce qui lie toute l'histoire, c'est la présence de la mer, couleurs, odeurs, mouvements, qu'Angela Nanetti nous dessine dans une langue incisive.

 

 Au chapitre trois, le père, Sisco, vient de révéler à Mistral qu'il va s'embarquer pour six mois pour faire vivre la famille, puisue le phare, "modernisé", n'a plus besoin de gardien. L'enfant se sauve sur l'île jusqu'à son promontoire familier et son père le suit.

…(Mistral) Piangeva, offrendo il viso al mare e a una brezza tiepida, che gli portava l'odore fresco e pungente del sale e del rosmarino in fiore. Non era giusto, proprio adesso che stava per incominciare l'estate e poteva salire sul faro e fare la notte con lui guardando le Orse, o aspettarlo al tramonto sulla spiaggia, quando arrivava con la barca…Non era giusto! Non era giusto!

"Mio padre è morto quando avevo tredici anni" gli rispose Sisco, "e anche questo non era giusto".

Ma senza durezza, con una pena che lo ammutolì di colpo.

         Senza voltarsi Mistral si ripulì gli occhi con il dorso della mano, e suo padre gli accarezzò la testa.

"Tornerò a novembre e allora mi racconterai tutte le cose dell'estate, e io le racconterò a te".

         Quando arrivarono alla torre Sisco si fermò, si guardò intorno e fece un ampio gesto con la mano:

"Abbi cura dell'isola, adesso è tutta tua".

 

Et voilà que l'éditeur suisse La Joie de Lire vient de publier une traduction française de ce roman par Françoise Brun (traductrice experte de grands auteurs contemporains italiens).

 

Pour un résumé complet de l'histoire, je vous renvoie à la fiche de La Joie de Lire.

http://www.lajoiedelire.ch/catalog/encrage/mistral


et pour Angela Nanetti, au lien avec son site dans la colonne voisine.

 

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Rédigé par lecturesitaliennes

Publié dans #ROMAN PSYCHOLOGIQUE

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Publié le 4 Octobre 2011

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LES POEMES DE LA COLERE

 

 

RIME DI RABBIA  de  Bruno TOGNOLINI, illustrations de Giulia ORECCHIA, préface de Anna OLIVERIO FERRARIS, Salani éditeur, 2010 – 78 pages, 7 €.

 

Le sous-titre de Rime di rabbia est "cinquante invectives pour les colères de tous les jours".  La quatrième de couverture nous promet "cinquante invectives pour les grandes colères des petits, et pour les petites colères des grands.   Des comptines, furieuses, amères, rigolottes, douloureuses, qui offrent aux enfants (et pas qu'à eux), des mots pour le dire. Des mots poétiques, beaux, car, si on peut bien l'exprimer, la colère brûle mieux et s'estompe plus vite. Des poèmes à lire pour rire, ou pour pleurer, ou pour se consoler. Et même à copier sur le journal intime d'un ami qui nous a blessé, ou sur un petit papier à  faire passer à un insolent" :  on ne saurait mieux dire.

Ce sont par excellence des poèmes à lire à voix haute, jugez plutôt :

1.Rima di rabbia                                                    20. Rimetta d'amore furioso

Rabbia, rabbia                                                         Mare in burrasca,terra in tempesta

Fiato di sabbia                                                        Se non mi ami ti spacco la testa.

Sangue di gioco

Fiore di fuoco…                                                                   Ou, plus triste :  

…………                                                                        21. Rima del traditore di segreti

                                                                                  Era un segreto

Ou encore:                                                               A te l'avevo detto

12. Rima lontana lontana                                     Era un tesoro

Non mi toccare                                                       E tu eri lo scrigno…

Non ci provare                                                         …………..

Stammi lontano, non ti avvicinare

Intorno al cuore ho sedici cani………..

           

Carrément flamboyant :

32. Invettiva del babà

Sei un babbeo, sei un babbaleo, sei un babbasone

Sei un balengo, sei un balordo, sei un balosso…

……………………

 Je vous laisse découvrir la suite, et tous les autres trésors de ce petit livre précieux.

Bruno Tognolini, à ma connaissance, m'est pas (encore) traduit en français. Il est vrai qu'il faut un traducteur-poète pour rendre la musicalité de ses vers.  Il dit lui-même que "la parole écrite, surtout lorsqu'elle s'adresse à la première enfance, doit avoir une voix humaine qui se cache dedans."  Il le sait bien, lui qui a écrit jusqu'ici une trentaine de livres, "plus de mille poésies et comptines en vingt ans",  et a aussi participé au programme télévisé de Rai3 Melevisione. Parmi ses livres, plus d'un est destiné "aux nouveaux-nés et aux voix des mamans".

Un trésor, vous dis-je, à approfondir sur le site *

 

Allez vite le voir et l'écouter sur Youtube , avec sa belle cadence sarde : *

 

Une dernière précision : Tognolini a reçu, cette année, le Prix spécial du jury du Premio Andersen-Il mondo dell' infanzia : le jury a été sensible au "scintillement de sa capacité d'invention, à la richesse joyeuse et joueuse de son langage poétique". Il récompense "l'intense indignation et la tristesse que peuvent  révéler ses poésies", ainsi que " la solidité de son engagement civique".

 

 

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Rédigé par lecturesitaliennes

Publié dans #A VOIX HAUTE

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