I PASTORI, LI PASTRE de F.MISTRAL et Anselmo ROVEDA

Publié le 6 Décembre 2011

 

POUR NOEL

 

  Nous voici entrés dans la troisième semaine de l'Avent (comme on dit dans nos contrées), voici donc deux petits livres de saison, l'un "pour les enfants"  et l'autre "pour les grands", mais il y a souvent échange entre les deux groupes.

 

 

 

 


POUR LES PETITS:

I PASTORI  LI PASTRE de Frédéric MISTRAL. Texte de Anselmo ROVEDA

Illustrations Agnese BARUZZI et Sandro NATALINI - Edizioni Coccole e Caccole . 2010 - Format 14cmx20,5 – 14 pages en accordéon -  6,90 €

i pastori li pastre.

Ce petit accordéon de carton solide et brillant, aux couleurs si vives, nous restitue en italien et en occitan un bref conte de Noël de Frédéric Mistral, publié dans l'édition de 1889 de l'Armana Provençau, l'Almanach Provençal. L'éditeur Bernard Grasset avait, en 1926, rassemblé dans "Prose d'almanach", ces textes dispersés, dont Li Pastre fait partie.

 Anselmo Roveda (nous retrouverons plus d'une fois son nom et son œuvre dans ces rubriques), l'ayant dans sa bibliothèque, l'a offert aux lecteurs italiens grâce à "Còccole e Càccole" (Câlins et crottes de nez),  éditeur indépendant de Calabre, au catalogue très intéressant : jetez un coup d'œil  sur son site, l'adresse est dans la liste de droite. De lui aussi, nous aurons d'autres occasions de parler.

Ce conte, dans sa rapidité efficace, met en scène le vieux berger Ferland qui, convoqué au tribunal pour une banale dispute de pâture, cloue le bec au juge du haut de sa vieille  sagesse et de sa position de berger dans la tradition de Noël.  Un indigné avant la lettre?

La traduction de Roveda, très fidèle, a  ce caractère d'oralité que nous avions déjà noté dans Ocattaccati, ce rythme qui appelle la lecture à voix haute. Et entre le provençal et l'italien, le lecteur français, efficacement aidé par les images, n'a pas besoin de traducteur.

L'histoire se déroule, bilingue, sur une des faces de l'accordéon déplié. Ferland et le juge apparaissent en gros plans très expressifs, entourés d'une nuée de brebis volantes irrévérencieuses et de moutons bien sages. A la fin de l'histoire, le dessin invite à retourner  ce qui devient une mini-fresque nocturne, dans laquelle le berger "se déplace"  - comme dans les dessins que fit Botticelli pour illustrer la Divine Comédie -    jusqu'à rejoindre  la crèche. La technique mixte de l'illustration – collage, acrylique et infographie-  fait écho aux couleurs vives de la crèche provençale.  (Il y aura juste à camoufler le vilain petit rectangle du code-barres et n°ISBN…). Deux textes d'information sur Mistral et ce conte trouvent place dans l'image sans la troubler.

Un joli travail sur tous les plans.

                                                  MammaOrsa


Rédigé par lecturesitaliennes

Publié dans #CONTES

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