Publié le 10 Octobre 2013

   GLI ANNI IN TASCA : Giusi  QUARENGHI, Bruno TOGNOLINI  et quelques autres…

A première vue, elle n'a l'air de rien, cette collection. Pour paraphraser le titre d'un de ses volumes (dans un tout autre contexte): "A vederla non si direbbe". Ce sont de petits volumes de poche d'une centaine de pages, couverture souple, 12 x 19 cm, au graphisme simple, en général sans images, hormis une photo de l'auteur enfant à l'intérieur. Tout juste, en bas à droite, la petite souris qui est le logo de la maison d'édition TOPIPITTORI, les célèbres "souris qui peignent", précédé du titre de la collection: (Gli anni in tasca). Que sont donc ces "(années dans la poche)"?

Sur la quatrième de couverture, une précision : "histoires vraies d'enfances et d'adolescences".

Il n'est pas indifférent qu'ait été choisi, pour nommer cette collection de témoignages d'adultes, le titre italien du film de François Truffaut "L'argent de poche"; François Truffaut qui disait, dans une interview, qu'il lui semblait, avec ce film, " réparer une sorte d'injustice, car il n'y a pas de rapport entre l'importance (de l'enfance) dans la vie et le peu de place que lui donne le cinéma". La collection (gli anni in tasca) donne la parole à des "personnes d'âge, de sexe, de nationalité, de profession, d'origine, de classe sociale différentes", pour qu'ils mettent en mots leur enfance. Pour un public de lecteurs, selon les titres, "à partir de sept ans", ou "à partir de douze ans", pour un public de lecteurs, un point c'est tout.

Giusi QUARENGHI

Je ne savais rien de tout cela en achetant mon premier titre. Il était si insolite! "Io sono il cielo che nevica azzurro" - "Moi, je suis le ciel qui neige du bleu " de Giusi QUARENGHI. Qui était Giusi Quarenghi? J'étais bien ignorante, au vu de la bibliographie très fournie que j'ai découverte par la suite.

Giusi Quarenghi nous dit son enfance en neuf chapitres au titre bref et inattendu: - BousesGenoux – Quand je serai grande (plus synthétique en italien: Da grande) – Du dimanche (della festa) - ……… Mauvaisexemple (sic) – Cloches – Mots…

Elle nous transporte dans sa vie de fille d'aubergistes dans un village des alpes bergamasques, dans les années Cinquante. D'un côté, la vie de cette vallée de montagne – prodigieux, le chapitre d'ouverture avec le départ des vaches, venues en camion de la plaine, pour l'alpage, d'où les "bouses" du titre, "boasce" (prononcer "boàché") en dialecte. A la fois exaltation de ce début d'été correspondant à la fin des classes, vacarme des troupeaux et des humains, odeurs, violence aussi du "bâton qui donne la secousse" dont se servent les vachers pour convaincre les bêtes rétives, et cette capacité qu'ont les vaches de "imboasciare", de "embouser" toutes les rues du village, abondance qui fascine la fillette. En même temps, cet état d'exception lui donne des instants de liberté rares et précieux, et déjà apparaît la figure de sa mère, qui mène de main de maître à la fois l'auberge et la maison (le père est une sorte de poète), et éduque ses deux enfants (Giusi et son grand frère) avec rigueur et justice, en explicitant toujours les règles, sans hésiter devant quelques justes fessées. Le lecteur apprendra à la connaître de mieux en mieux, et Giusi sait nous faire saisir avec une grande tendresse, non sans humour, toutes les nuances, parfois contradictoires, du caractère de cette femme.

Aucune nostalgie, dans cette évocation. Mais une plongée dans le vécu d'une fillette déjà indépendante, lucide, qui "nous parle d'un temps que les moins d'soixante ans ne peuvent pas connaître". Et pourtant elle peut y emmener des enfants d'aujourd'hui, par la justesse et la richesse de ses mots, et la vivacité de son récit, et la liberté de son esprit.

J'ai repensé, en lisant "Io sono il cielo che nevica azzurro", à l'album d'Yvan Pommaux sorti en France en 2002 à l'Ecole des Loisirs : Avant la télé. Sauf que le monde d'Yvan Pommaux est citadin, celui de Giusi Quarenghi fondamentalement montagnard. Elle a, dans le chapitre 8 intitulé "Cloches", une très belle comparaison de sa vallée alpine avec une île: " Une vallée tient plus de l'île que du continent. Vous la voyez finir non dans la mer, mais dans le ciel. Et vous savez que l'espace continue, de même que le monde, mais il n'est pas là, il n'y a pas de place, l'assiette est trop petite, elle ne contient pas tout, la plus grande partie reste dehors, ailleurs."

Ici, pas besoin d'illustration, les mots dessinent cette neige bleue qui descend du ciel le jour où la fillette, profitant de l'absence de sa raisonnable de mère, a mis sa plus belle robe "du dimanche", au mépris des conventions familiales, pour fêter le printemps, même s'il neige ce jour-là.

Chaque page a ses trésors. Y compris, parfois, des citations d'auteurs qui sont venus confirmer à l'adulte les intuitions de la fillette. Et le lecteur, surtout jeune, a envie d'aller y voir de plus près.

C'est le livre que je relis quand j'ai besoin de me réconcilier avec le genre humain.

Giusi QUARENGHI, Io sono il cielo che nevica azzurro, (gli anni in tasca), Editions Topipittori , Milano, mars 2010 – 108 pages, 10 €

   GLI ANNI IN TASCA : Giusi  QUARENGHI, Bruno TOGNOLINI  et quelques autres…

Bruno TOGNOLINI

Dans la collection (gli anni in tasca), il y a bien d'autres découvertes à faire – et je suis loin de les avoir faites toutes. Par exemple le livre de Bruno TOGNOLINI que vous connaissez déjà par ailleurs. Ici, c'est Doppio Blu , un Double Bleu comme un double whisky, où l'auteur alterne des discussions hilarantes et philosophiques – ce n'est pas contradictoire – avec son chien, sur la plage, près de chez lui – Al mare col cane - , et des souvenirs d'enfance en très brefs chapitres, trois pages au plus, sous le chapeau d'un mot, là aussi, – les airs – les bêtes - … - les mots - … "le surre", mot de l'argot cagliaritain de son enfance qu'on pourrait traduire par "les roustes"…- les Belles Choses- …

C'est une enfance citadine, cette fois, et l'auteur parle de lui-même à la troisième personne : "Il bambino, quand'era bambino, …." – Le petit, quand il était petit, en se réveillant le matin, se demandait souvent : "C'était quoi, aujourd'hui, la Belle Chose?" – au chapitre huit, par exemple.

Dans le dialogue avec son chien – un chien impertinent et qui ne craint pas de mettre son maître devant ses contradictions – l'auteur essaie, grâce à une réflexion très efficace sur la couleur bleue de l'eau qui, en soi, n'a pas de couleur, de saisir et faire saisir à son lecteur les problèmes que peuvent soulever les souvenirs, leur consistance, leur "couleur". Un petit livre très stimulant.

Bruno TOGNOLINI, Doppio Blu, (gli anni in tasca), Editions Topipittori, Milano, mars 2011, 62 pages, 10 €

   GLI ANNI IN TASCA : Giusi  QUARENGHI, Bruno TOGNOLINI  et quelques autres…

Roberto DENTI

Il y a aussi "Il ragazzo è impegnato a crescere" ( prononcer "créchéré") – "le gamin s'emploie à grandir", de Roberto DENTI, l'inestimable Roberto DENTI, fondateur, avec sa femme, de la première librairie spécialisée jeunesse à Milan, en 1972 – Libreria dei ragazzi , justement. Il a quitté cette vie le 21 mai 2013 à 89 ans, laissant derrière lui toute une collection d'ouvrages pour la jeunesse et pour adultes, et quelques-uns en projet. Dans ce texte de 2009, Denti met en récit son enfance en suivant la chronologie, et en introduisant chaque chapitre par un titre qui rappelle les récits d'aventure du XIX° siècle (mais aussi les titres des nouvelles d'un Boccace, par exemple, dans son Décaméron). Et à chaque fois, il ya "il protagonista, notre héros", et "il lettore, le lecteur", qui participe également du récit. Du premier chapitre "où notre héros vient au monde coiffé, et le lecteur est accueilli chez lui", au dernier "où notre héros s'enfuit de chez lui et le lecteur prend congé de ses aventures", en passant par celui "où notre héros apprend que le pipi peut avoir des vertus magiques et le lecteur se lie d'amitié avec le chien Tito" ; ce n'est qu'un exemple, il y en a douze en tout.

Un vrai journal, où "notre héros" est aux prises avec un père directeur d'école et une mère institutrice, sans compter une grand'mère dictatoriale et de caractère épouvantable, plus une paire de lunettes de myope que ses petits camarades de classe ne se privent pas de commenter, et un frère premier de la classe et beau garçon de surcroît. De quoi lui donner envie de prendre la fuite pour de vrai.

Roberto DENTI, Il ragazzo è impegnato a crescere, (gli anni in tasca), Editions Topipittori, Milano, mars 2009, 103 pages, 10

(gli anni in tasca), ces "années dans la poche" – au format de poche qui plus est – n'ont cessé de s'enrichir, selon la promesse initiale. On peut encore y rencontrer les souvenirs de notre Bernard Friot : Un altro me, un autre moi ; ou d'une Alice Baladan uruguayenne: Piccolo grande Uruguay , et beaucoup d'autres…

Pas étonnant qu'en 2010, Gli anni in tasca se soient vu attribuer le Prix Andersen de la meilleure collection de récits.

   GLI ANNI IN TASCA : Giusi  QUARENGHI, Bruno TOGNOLINI  et quelques autres…
   GLI ANNI IN TASCA : Giusi  QUARENGHI, Bruno TOGNOLINI  et quelques autres…

P.S. Ce thème du récit d'enfance m'a fait reprendre, dans ma bibliothèque, une collection de sept cahiers d'écoliers à l'ancienne, couverture noire, étiquette blanche bordée de rouge. Je les avais un peu oubliés, ils datent, un par an, de 1998 à 2004, leurs titres semblent calligraphiés à la plume, et leur orthographe est parfois fantaisiste. Ce sont les "cahiers de Barbara", "I quaderni di Barbara", que la revue Andersen a offert à ses abonnés pendant sept ans. Coordonnés par Barbara SCHIAFFINO qui n'était pas encore directrice de la revue, ils présentent chacun une cinquantaine de textes (d'une page, rarement plus) où une cinquantaine d'auteurs, illustrateurs, éditeurs et critiques de livres de jeunesse (chacun brièvement présenté) racontent sous toute sorte de formes- texte, dessin, photo commentée, poésie… - un souvenir d'enfance, selon le thème du recueil. Et tous se sont prêtés très amicalement à l'exercice. La mise en page est variée et l'illustration aussi, toujours en noir et blanc, personnelle ou rétro.

D'où une mosaïque fort plaisante, et qui peut éclairer l'œuvre de tel ou tel auteur. Dans "Cera una volta (sic)– il était une fois", ce sont les "premières œuvres", rédaction, poésie, dessin; "La mia biblioteca di squola", les livres qui ont marqué; "Tamo, pio bove", ou "les premières poésies apprises par cœur", avec commentaire d'époque; "A me mi piace", "moi, j'aime", les meilleurs souvenirs de bonnes choses à manger; "Giocavo che ero", les jeux préférés (sans faute, cette fois); "I miei noni" où il s'agit, bien sûr, des "nonni" ou grands-parents; et enfin "Il mio primo battiquore", le premier amour .

C'était une belle initiative où il fait bon revenir picorer de temps en temps.

Dommage qu'ils soient hors-commerce.

Roberto DENTI

Roberto DENTI

En 2006, Giusi QUARENGHI a obtenu le PRIX ANDERSEN de meilleure auteure.

En 2006, Giusi QUARENGHI a obtenu le PRIX ANDERSEN de meilleure auteure.

La voilà pendant le festival de littérature de jeunesse de Albinea, près de Reggio-Emilia.

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Publié le 25 Septembre 2013

Roberto INNOCENTI : si sa vie nous était contée...

Roberto INNOCENTI est parmi les invités du Festival des Illustrateurs Festival des Illustrateurs qui se tient actuellement à Moulins.

C'est l'occasion de vous signaler le petit volume publié en 2012 par les éditions DELLAPORTA de Pise : des entretiens d'Innocenti avec Rossana DEDOLA, intitulés "La mia vita in una fiaba"

Vous en trouverez un excellent compte-rendu en français sur la dernière livraison de la revue

STRENAE - Recherches sur les livres et objets culturels de l'enfance.

Voici le lien: http://strenae.revues.org/1034

Roberto INNOCENTI : si sa vie nous était contée...

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Publié dans #TEMPS PRESENT

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Publié le 10 Septembre 2013

UNE NOUVELLE INTERFACE

"Ben tornati!". Bonjour à vous, lectrices et lecteurs de ce blog. La longue interruption estivale n'a pas été motivée que par "les vacances". Une nouvelle interface de ce blog a été mise en place, qui a causé quelques déboires même à des blogueurs bien plus confirmés que moi.

D'où, par exemple, la mise en page un peu pauvre du dernier article posté hier (C'era una volta al castello) et le fait que vous n'ayez pas été prévenu/es comme d'habitude. Je crois que ce sera désormais chose rétablie.

Un autre effet de cette nouvelle interface est la disparition à la consultation de la partie plus ancienne des archives. C'est pourquoi vous trouverez dorénavant - et je m'en excuse auprès des plus anciens d'entre vous - des articles du début re-publiés, en alternance avec de nouvelles lectures.

Merci de votre fidélité, et bonnes lectures!

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Publié le 9 Septembre 2013

C'era,lassù, al castello de R.PIUMINI et G.DE CONNO

C'era, lassù al castello -

Leggende di una terra di confine

De Roberto PIUMINI pour le texte et Gianni DE CONNO pour l'illustration.

Il y avait, là-haut au château - Légendes d'une terre de frontière.

C'est, d'abord, le format qui intrigue: étroit et haut (17 x 29 cm). Et l'étrangeté de la couverture : un mur aux motifs de carreaux géométriques , semés de lettres, barre l'image. Devant, de profil, une figure féminine, médiévale, sobrement vêtue, la main droite sur le cœur, silencieuse et pensive. Elle a quelque chose des figures sculpturales de Giotto dans la chapelle des Scrovegni à Padoue. Et au-dessus du mur, d'étonnants moutons ailés passent dans un ciel d'un bleu légèrement rosé par le couchant, silencieux eux aussi, comme des nuages. Le silence magique de cette scène rappelle au lecteur d'autres images, et il ne s'étonne pas de lire ( en tout petit) le nom de Gianni De Conno, accompagné de celui deRoberto Piumini.

Nous sommes en fort bonne compagnie, mais le mystère demeure entier, à part l'affirmation nette du "c'era", il y avait, et le "là-haut" à la fois "ciel" et "château", et montagne dans toutes les chansons populaires du répertoire alpin, suggéré aussi par la "terre de frontière", pour ce qui est du territoire italien. Et la promesse de "légendes" .

Ouvrons donc le livre: voilà que la page de garde complète l'image de couverture de façon encore plus énigmatique: un homme aux yeux bandés - un chevalier?- s'appuie au mur, cherchant à toucher les lettre? Et le troupeau volant est complété par un chien, lui aussi laineux comme un nuage.

Plus loin encore, on retrouve sur la double page de titre la structure de la couverture, mosaïque de quatre images : en haut, sur fond de ciel, deux fois deux personnages qui se regardent en silence, un groupe libre dans l'espace, l'autre où les protagonistes sont séparés par … un mur? Une porte? Et en bas, deux détails d'autres scènes, main de pèlerin tenant un bâton, jambes de seigneur (?) aux mains croisées dans le dos… le tout dans ce silence méditatif, baigné de toutes sortes de nuances de bleu, d'ombres et de luminosités, qui sont le propre de Gianni De Conno.

Nous voilà prêts à entrer dans la première histoire (il y en a six, plus une balade en onze quatrains – Balade du chevalier et du dragon-). Et immédiatement, la "terre de frontière" prend corps :" Dire que le Mont Baldo a été le Paradis Terrestre est un peu exagéré, mais le Baldo est vraiment une riche montagne d'une grande beauté, et dans les temps anciens il l'était encore davantage".

Qui est allé sur les rives du lac de Garde ne peut avoir oublié la montagne qui le surplombe sur sa rive est, dressant ses 2000 mètres et plus, du nord au sud, et séparant le lac de la vallée du grand fleuve Adige. C'est la montagne des pâturages en fleurs, des étendues de petits cyclamens odorants sous les arbres, mais aussi des orages imprévisibles du mois d'août. Et l'Adige est la route qui amène les voyageurs, et amena les envahisseurs, venus du nord, vers la Vénétie et la plaine du Po.

Nous ne serons donc pas étonnés de rencontrer dans ces légendes des ermites et des sorcières, des princesses et des guerriers, des seigneurs brutaux et avides jusqu'à la folie, des bergers, des sorciers, des magiciennes , des chevaliers venus du nord, des épouses défendant par leur silence leur honneur bafoué, des princesses instruites pas très pressées de prendre mari…

Roberto Piumini nous offre ici une somptueuse palette de légendes, qu'on les lise pour soi, ou qu'on les lise à voix haute. Il conte et donne la parole à ses personnages, avec le rythme des récits très anciens. Il crée en quelques lignes des atmosphères – je pense à l'orage estival qui trouble le campement festif de la princesse Teodolinda -. Il dessine des personnalités – le seigneur cruel et avide, dans son château d'Avio, qui devient esclave de sa statue de veau d'or; ou encore la jeune châtelaine injustement persécutée par la jalousie de son mari, qui s'enferme dans le silence et s'exprime en peignant des fresques avec des sucs de plantes sauvages sur les murs de sa prison .

Ce ne sont là que quelques exemples.

Et, dans une alternance de petite vignettes carrées (rappelez-vous les "carreaux" de la couverture), détails des illustrations en pleine page, avec ce format qui oblige le regard à monter, comme dans les paysages de montagne lorsqu'on est dans la vallée, Gianni De Conno donne corps à ce monde en en interprétant la magie silencieuse, qui arrive comme en écho du passé.

Texte et images sont parfaitement complémentaires.

Et la réalisation est d'autant plus intéressante quand le lecteur comprend que ce volume s'appuie sur une réalité géographique et historique, qu'il a été inspiré par les fresques existant dans le Château d'Avio, aux pieds du Mont Baldo, sur les rives de l'Adige, lesquelles sont liées à une tradition de récits oraux; et que le bibliothécaire de la ville d'Avio est au cœur de ce projet.

Il n'est pas étonnant non plus que ce soient les éditions Carthusia qui aient donné corps à ce projet dans leur belle collection "Racconti con le ali" ou "récits ailés", qui porte ici particulièrement bien son nom.

Une lecture rêvée pour prolonger l'évasion des vacances.

C'era lassù al castello –

Leggende di una terra di confine

Volume illustré et relié, 64 pages.

Textes: Roberto PIUMINI, Illustrations: Gianni DE CONNO

Editions Carthusia - 2012 15,90 € - Collection : Racconti con le ali

C'era,lassù, al castello de R.PIUMINI et G.DE CONNO

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Publié dans #CONTES

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Publié le 5 Juin 2013

 

luca novelli1 Je vous avais promis… c'était en janvier 2012……de vous reparler de Luca Novelli :   il est plus que temps de tenir ma promesse.  Le livre qui m'en donne l'occasion est une présentation de la physicienne Marie Curie (et de son mari), dans une collection fort riche, Lampi di genio (éclairs de génie) .

 

Luca Novelli nous raconte donc l'histoire de"Marie Curie e i segreti atomici svelati" (Marie Curie et les secrets de l'atome dévoilés) dans un petit volume au format de poche, 13 cm sur 20,  de 108 pages.

 

La couverture respecte le schéma de toute la collection Lampi di genio: dans la partie supérieure, blanche, le nom et un portrait en médaillon (ici, une photo) du génie en question, et dans la partie colorée, un dessin de Novelli – une Marie Curie bouclée, aux grands yeux, qui nous montre une éprouvette au-dessus de laquelle tournoie un atome; un peu derrière elle, Pierre Curie, sa barbe et son vélo, et à droite, tout petit mais bien présent, un champignon atomique.

 

curie a

 

En quatrième de couverture, une notice qui donne au lecteur l'esprit du livre: " C'est une fille fantastique  la Marie Curie qui se raconte dans ce livre: intelligente, têtue, passionnée. Elle quitte sa Pologne bien-aimée pour aller faire ses études à Paris où elle rencontre Pierre, l'amour de sa vie. C'est avec lui qu'elle fait une extraordinaire découverte scientifique: la radioactivité. Pour Marie, ce n'est qu'un début, elle gagnera deux prix Nobel et deviendra la scientifique la plus célèbre de l'histoire. L'atome et le monde, la paix et la guerre ne seront plus pareils après les recherches dont elle est à l'origine." 

 

Un petit texte d'introduction, page écrite en italique, en guise d'avant-propos, précise le thème scientifique (l'atome et la radioactivité)  et son rapport avec l'héroïne du livre. Et un de ces joyeux dessins dont Novelli a le secret, où une toute jeune Marie Curie enthousiaste déclare aimer "la vie, la nature, la science…."  Sur la page de gauche, en vis-à-vis, une photo  d'elle, et une citation:" Dans la vie, il n'y a rien à craindre. Il y a juste à comprendre".

La double page suivante , en six thèmes et six dessins, résume et présente "ce qu'il y a dans ce livre", et annonce un petit dictionnaire, à la fin du livre,  qui révèlera "bien des secrets…atomiques". Le lecteur est prêt à se lancer dans le vif du sujet, mais il découvrira encore une carte dessinée -toujours les traits noirs de Novelli, précis et expressifs, dynamiques toujours - , du "monde de Marie autour de 1900": les villes liées à son histoire, juste de quoi se repérer. 

 

Bref, la jeune Marie qui s'apprête à raconter sa vie démarre dans un contexteM.C.p;10 3 historique et géographique sommairement mais pertinemment  défini. Et toutes les quatre pages environ, une page "off" vient préciser un terme, un personnage, un évènement historique, grâce à un dessin, ou une photo animée de "bulles" qui la font parler. On pourra choisir d'y regarder au fil de la  lecture, ou y retourner par la suite.

 

Marie va donc nous raconter sa vie, à partir de son enfance polonaise, sa famille, sa curiosité intellectuelle. Ces détails construisent peu à peu le portrait de l'étudiante qui part à Paris, puis de la chercheuse passionnée et géniale,  aidée d'abord de son mari, puis veuve courageuse qui n'hésite pas à traverser l'Atlantique pour trouver du radium, et qui souhaite que les progrès de la science servent à tous.. Elle raconte avec des mots simples, en intercalant des éléments de sa vie quotidienne dans son récit scientifique. Le lecteur adulte lui-même se prend au jeu.

Novelli, qui s'appuie toujours sur une documentation très sérieuse, met un avant un aspect du caractère de Marie Curie qui n'apparaît pas dans les photos que l'on a d'elle, mais qui fait partie intégrante  de son tempérament: un grand amour de la vie et de la nature, qui se traduisait, par exemple, par son intérêt pour la marche en montagne, et la natation dans la Méditerranée.

 

Une vie en dix-huit chapitres, ce qui aide le lecteur craintif, aux titres intrigants ou amusants:

-2 . L'école illégale

- 6 . Les rayons qui transpercent les choses

- 7. Pain, amour et radioactivité

- 12 . Je continue toute seule

- 17. Einstein est arrivé

…………………..

M.C.p.11Et, toujours, l'abondance de petits dessins à l'expression vive qui font ressortir les aspects importants, toujours avec une pointe d'humour, et sont de précieux auxiliaires pour la compréhension et la mémorisation.

C'est l'auteur qui raconte la fin de la vie de Marie Curie  ( "End", ni happy  ni triste), qui en tire les conclusions, sans faire l'impasse sur les problèmes liés à l'énergie atomique, et qui suggère l'héritage repris par ses deux filles et leurs maris. Il termine sur le prix Nobel de la paix attribué à sa fille Eve en 1965.

 

Certes, ce ne sont pas les biographies de Marie Curie qui manquent, surtout en France ( où Wikipédia en recense onze), mais cette présentation de Luca Novelli a le même mérite que toutes les biographies de savants dont il est l'auteur dans cette petite et "géniale" collection Lampi di genio. Il suffit d'aller regarder les titres  sur le site de l'éditeur, Editoriale Scienza :

On ne peut  manquer de remarquer que cette collection a été traduite en allemand, en espagnol, portugais, hongrois, arabe, turc, chinois, japonais et quelques autres, vingt-deux en tout ....

 

collezion Lampi di genio

 

Et en français? Que nenni! On trouve "juste" de lui ( sauf erreur de ma part) une "Histoire de la Chimie en bande dessinée", en collaboration avec Cinzia Ghigliano, sortie chez Castermann en … 1986, qui semble ne plus être au catalogue actuellement. N'est-ce pas dommage, cette absence totale, alors que Luca Novelli, dès 2004, s'est vu attribuer le Prix Andersen du meilleur auteur de vulgarisation, avec la motivation suivante, qui reste toujours d'actualité: "pour une œuvre qui continue, au fil des ans, a traiter un large éventail de sujets, choisis avec intelligence et originalité. Pour sa capacité peu commune à associer à ses textes, de façon limpide, brillante et essentielle, ses célèbres dessins au trait."

luca novelli1

Je ne voudrais pas abuser de votre patience,  mais mes balades dans le site foisonnant de Luca Novelli m'ont amenée à une intervention qu'il a faite au

" Congrès Universitaire   International Traduire les savoirs",

à l'université de Forlì qui a un" Département d'études interdisciplinaires sur la traduction, les langues et la culture".

C'était en 2008, le titre en était "Si  Archimède parle chinois et Galilée arabe (ou des livres nés pour être traduits)" 

 C'est vraiment une réflexion passionnée, approfondie et d'une grande intelligence, sur la vulgarisation, sur la langue de la vulgarisation et sa traduction.

Vous apprendrez aussi sur ce site, de clic en clic,   que ces éclairs de génie, ces "lampi di genio", ce sont  d'abord des émissions de télévision  pour la RAI, et vous pourrez en visionner un certain nombre, dont Marie Curie, parmi bien d'autres.

Vous y apprendrez encore que ces mêmes ouvrages existent aussi en ebooks .

Je vous le disais, c'est un site inépuisable. La biographie de Luca Novelli vaut un détour  pour réaliser combien sa personnalité et son activité sont foisonnants.

Enfin, si d'aventure vous êtes plus à l'aise avec l' anglais qu'avec l'italien, il y a une version pour vous. Mais là, on  déborde de "lectures italiennes"…

 P.S - Et puis, tant que vous y êtes, explorez aussi le catalogue de Editoriale Scienza, vous aurez de belles surprises supplémentaires.

Bon voyage au pays des sciences!

 

Luca NOVELLI, Marie Curie e i segreti atomici svelati, Editoriale Scienza,collection Lampi di genio, septembre 2011, 8,90 €

 

  © Merci à Editoriale Scienza pour les images de couverture et les pages reproduites.

 

curie a                                                                                                                                             curie aLavoiser cop 300dpi

 

 

 

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Publié le 30 Avril 2013

        

 

 

          Je vous présente la nouvelle robe de "Leggere-lessi-letto", le blog des lectures italiennes.

 

Elle a été créée spécialement pour nous par la plasticienne Antonietta MANCA, qui nous a déjà offert la bibliothèque des petits livres "à croquer", selon l'expression d'une lectrice, et les livres et animaux-lecteurs de pâte à modeler qui ponctuent parfois ces pages.

 

Gufo

 

QU'ELLE EN SOIT ICI PUBLIQUEMENT REMERCIEE!

 

Pour les nouveaux, voici la notice sur Antonietta que l'on peut lire dans les "Pages" de la colonne de droite (Elles n'attirent pas toujours l'attention des lecteurs, et pourtant... Allez donc y faire un tour!).

 

 

 

 

teti2 Antonietta MANCA , sarde de naissance mais génoise d'adoption, est une artiste de la pâte à modeler.

Après avoir terminé ses études à l'Istituto d'Arte de Sassari, elle a obtenu son diplôme de design à Gênes.

En 2000, elle s'installe à Milan, où elle travaille comme graphiste  puis comme art director dans quelques agences publicitaires.

En 2OO3, elle part pour l'Espagne, à Barcelone, où elle étudie à la E.A.P., école d'animation dirigée par les frères Lagares : c'est ainsi qu'elle apprend à modeler la pâte et à maîtriser les techniques de stop motion.

De retour en Italie, à Gênes, elle fait de sa passion pour la pâte à modeler  une profession.

Elle s'occupe d'illustration, d'art graphique, et anime des ateliers pour enfants et adultes, de pâte à modeler, bien évidemment!

Un grand merci à elle pour la bibliothèque qu'elle a créée pour nous, et pour l'autorisation à utiliser ses autres créations. Merci aussi à Donatella CURLETTO, coordinatrice du Sistema Bibliotecario Provinciale, Provincia di Genova : les autres sujets ont été créés par Antonietta pour son guide STUZZICALIBRO dei PICCOLI 2010/2011.

 

 

libreria

 

 

 

 

 

 

 

 


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Publié le 31 Mars 2013

Ces jours-ci, Bologne a été (du 25 au 28 mars) le royaume du livre de jeunesse: c'était la cinquantième Fiera Del Libro per Ragazzi . En l'honneur de l'évènement,  voici un livre récent (il est sorti en octobre 2012) où nous allons retrouver de vieilles connaissances, sous un jour nouveau.

 


Le titre est injonctif, avec son point d'exclamation :  "Al lavoro!" , "Au travail!" Nous prendrait-on, nous ou les plus jeunes, pour des fainéants? J'ai renoncé à la traduction spontanée "au boulot!" par crainte de confusion avec l'album publié sous ce titre, en édition limitée pour les 20 ans du Seuil Jeunesse, en mai 2012, dans un esprit très différent.

 


 

la trave


 Immédiatement l'œil passe à l'image au-dessous, qui a quelque chose de très familier, et de très "bizarre" à la fois.  Le familier, c'est cette grande poutre où sont assis des travailleurs qui casse-croûtent, les pieds dans le vide, au-dessus des gratte-ciels de New-York. Qui n'a vu une fois au moins cette photo en noir et blanc de Charles Clyde Ebbets, ne serait-ce que sur un poster? Oui, mais ici…. les ouvriers ont des têtes d'oiseaux, si bien intégrés que c'est à peine étrange.  Pour le reste, leurs positions, leurs gamelles, leurs casquettes, leur façon de se tourner vers leur voisin, tout est fidèle.

Et puis il y a les couleurs. Différentes tonalités de verts foncés, de jaunes,  de rouges bordeaux,  de blancs mouchetés, sur un ciel bleu très clair où ressort le grain du papier, et tout en bas, vertigineux, disparaissant dans une brume bleutée sur les côtés,  les gratte-ciels. L'ensemble donne une indéniable impression d'équilibre, que l'on retrouve dans tout l'ouvrage.

 

 


Le premier réflexe est de se mettre à feuilleter l'album, pour élucider Allunaggio   cette histoire d'oiseaux. Nous en retrouverons à toutes les pages, et allons vite comprendre que les illustrations sont des détournements de tableaux ou photos célèbres, qui tournent tous autour du thème du travail, bien entendu. Détournement, mais pas caricature. Ces oiseaux-personnages restent toujours aussi dignes ou aussi expressifs que les humains qu'ils reprennent.

Voyez les trois cosmonautes sur la lune, ci-contre.

Ou encore cette famille de canards qui vient de descendre du train avec tous ses bagages d'émigrés (ou sont-ils sur le pont d'un bateau?). C'est une scène qui vous dit quelque chose.

Il y a aussi les grands engrenages des Temps Modernes, où "Charlot" a une superbe tête de huppe – et les roues du haut de l'image une certaine ressemblance avec des bobines de cinéma... Ou bien ce hibou pensif en pull marin à rayures (non, ce n'est pas notre Ministre du Développement Productif…) devant un détail de la fresque de Guernica. Vous en découvrirez d'autres, il y en a dix en tout. Dix tableaux ou photos célèbres, que l'on retrouve, à la  fin du livre, décorant les murs de la chambre du héros de ce livre, un petit garçon, un "vrai", avec en légende auteurs, titres et dates des œuvres.

 


Car, il est temps de le dire, notre curiosité visuelle étant rassasiée: le héros de ce livre, c'est un garçonnet de huit-dix ans, et son ami le canari qui

Fornaioentre et sort librement de sa cage. Cet enfant est aux prises avec la question rituelle que lui posent un grand nombre d'adultes:

" Qu'est-ce que tu veux faire quand tu seras grand ? ", question qui l'embarrasse beaucoup. Il réfléchit alors en faisant le tour de tout ce qu'il voit et connaît comme métiers (et comme travailleurs) autour de lui, puis va être un peu bousculé par sa grande sœur, Ornella: malgré ses diplômes et de petits CDD elle est au chômage. Une conversation avec ses parents, et les convictions, on pourrait dire "syndicales", de sa mère vont lui permettre de sortir de son monologue inquiet un peu rasséréné.

 

 

 

Une fois encore,  Anselmo Roveda a donné vie, en partant des images de  Sara Ninfali, à un texte vif, qui concrétise cette notion de travail en n'en excluant aucun type. Il s'appuie, dès la première page, sur le texte même de la constitution italienne : Article premier: "L'Italia è una Repubblica democratica fondata sul lavoro…." Puis article 4:"La Repubblica riconosce a tutti i cittadini il diritto al lavoro e promuove le condizioni che rendano effettivo questo diritto….". La traduction est superflue, sans doute. En ces temps de grande crise, ce texte fondamental devait être rappelé.


Les premiers exemples qui viennent à l'esprit de l'enfant sont "Carlos, il trasportatore", et "Fatima l'avvocatessa" qui ont fait "comme l'oncle Giuseppe, le frère de grand-père Giorgio, qui vit en Allemagne, … qui est très vieux,… mais a été soudeur dans une usine d'automobiles…". Emigration et immigration étant intimement liées dans l'histoire du travail italien d'aujourd'hui et des deux siècles derniers.  

 

 

Licenziati

Le monde du travail est ainsi évoqué dans toute  sa variété, sans en masquer les difficultés, les luttes, les réussites aussi, et en le "dédramatisant" grâce à l'aller et retour qui s'instaure entre le texte réaliste et les illustrations plus oniriques et déconcertantes.

 


La collection dont fait partie "Al lavoro" s'appelle "Opera prima", "première œuvre", et a été conçue pour éditer de jeunes illustrateurs. Sara Ninfali avait réalisé, dans le cadre de ses études à l'école des Arts Décoratifs – ISA – d'Urbino, dans les Marches, l'image de couverture.  Elle est partie de  ce que suggérait le terme "perchés", en italien "appollaiati", qui évoque les poules perchées au poulailler,"pollaio", et s'emploie donc surtout pour les oiseaux. C'était le mot qui lui était venu devant la célèbre photo de la construction de l'Empire State Building (Elle date du 20 septembre 1932; le 20 septembre 2012, les éditions Coccole e Caccole ont donc célébré les 80 ans de ce cliché qui rend hommage aux travailleurs, à la fois dans l'extrême et le quotidien) . Et, clin d'œil, dans la dernière image du livre, le canari s'est "appollaiato" sur la poutre de la photo en question, posée sur la table du petit garçon son ami.

En même temps, ce motif de l'humain à tête d'oiseau n'est pas nouveau dans l'iconographie, sans même remonter aux représentations égyptiennes du dieu Ra. Il est utilisé ici sans le côté cauchemardesque que certains peintres (un Pieter Bruegel, un Matthias Grünewald…) ou illustrateurs du fantastique ont pu lui donner. Il transpose plutôt des images réalistes dans le monde de l'imaginaire, pas seulement enfantin.


Sara Ninfali a testé ensuite  son idée sur le tout aussi fameux photogramme des Temps Modernes, travaillant toujours à la tempera et à l'acrylique sur un papier de différents tons de gris, avec une belle unité de couleurs sur l'ensemble du livre.

 

 

Tubo


       La maison d'édition Còccole e Càccole imagina un livre qui utiliserait ces deux images. La suite  fut une collaboration entre la dessinatrice et l'auteur,  et les Còccole e Càccole peuvent être fiers du résultat.


"Beau travail!"

 

 

copert

 

 

© Sara Ninfali et Coccolebooks


Voici l'adresse du nouveau site des éditions Coccole e Caccole.

 

 


Al lavoro!  Texte de Anselmo ROVEDA, illustrations de Sara NINFALI

Première édition, octobre 2012 - Format: 16,5 x 22,5 cm

Couverture cartonnée - 24 pages illustrées couleurs – 11,90 €

 


Un grand merci à Daniela VALENTE et à Sara NINFALI pour avoir mis à notre disposition les images ci-dessus.

 


 


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Publié le 12 Mars 2013

       Parlez-vous piripù?

 


      Pour saluer l'arrivée d'une nouvelle lectrice, "nonna",  jeune grand'mère italo-française, revenons vers les tout- petits.


Emanuela Bussolati n'est certes pas une inconnue dans le monde du livre pour enfants en France. Sa production est vaste et variée, elle conçoit et illustre ses livres elle-même.  Les traductions en sont nombreuses.  Celui dont nous parlons aujourd'hui, lui, n'a pas besoin d'être traduit, et pour cause!

 


 copertina     Tararì tararera, nous dit la couverture, est une histoire en langue Piripou ("Storia in lingua Piripù") pour le simple plaisir de raconter des histoires aux Piripou Bibi ("per il puro piacere di raccontare storie ai Piripù Bibi").

 

 

 


Les Piripù Bibi, sont-ce ces êtres orange,  sorte de Barbe-à-Papa exotiques,  avec une queue en plus, dont le visage tout rond est si expressif malgré la simplicité des moyens graphiques?  Ils ont le livre "en main", sur la couverture. Sont-ce les petits enfants lecteurs du livre? Les deux, bien sûr.

 

 

i piripu

          Le  héros de cette histoire,   Piripù Bibi, est le petit dernier de la famille  Piripù,  soit  Piripù Pà, Piripù Mà, Piripù Sò et Piripù Bé. Comme il est tout petit, sa Piripù Mà l'attache avec une sorte de pelote de laine pendant que toute la famille cherche dans les arbres de quoi manger. Mais lui n'est pas content du tout d'être ainsi laissé pour compte, et prend la clé des champs dans ce qui semble bien être une jungle. 

 

 

A la joie de la liberté toute neuve succède rapidement la frayeur des rencontres imprévues et inamicales,

 


le serpent

 

 

 

 

puis  l'intervention salvatrice d'un énorme éléphant bienveillant,

 

ninna nanna

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

et les retrouvailles avec sa famille qui reconnaît qu'après cette aventure, il n'est plus nécessaire de le "tenir en laisse", même pas avec une pelote de laine.

 

          Petite histoire des plus classiques, mais qui prend un joyeux relief  d'être racontée dans cette langue inventée, et d'être illustrée d'images en pleine page, découpages et collages  de couleurs très vives qui rendent l'action immédiatement perceptible.  


Emanuela Bussolati se définit comme une 'figurinaia",   une "fabriquante-de-petites-images", et on sent bien, dans ses illustrations, le matériau, le grain du papier découpé, qui s'allie avec le choix des couleurs éclatantes .  Elle crée ainsi un espace de référence où l'imagination du lecteur-spectateur a encore de la place . 

 

 

bébé léopard

 

     

          Et la "lingua piripù", alors ? C'est une langue inventée par Emanuela Bussolati, pour "raconter cette histoire à tous les enfants du monde, sans exclusion aucune".  Des sons expressifs, auxquels les mimiques du lecteur à haute voix, ses gestes, ses vocalises, donneront vie, avec l'aide des illustrations dont nous venons de parler. C'est,  en somme, ce que les acteurs de théâtre appellent "gramelot " (avec un m ou deux, au choix). Le roi du grammelot, en Italie, est certainement Dario Fo, même s'il n'est de loin pas le seul à utiliser ce "langage" ( link ).  Des écrivains aussi ont utilisé cet artifice, je pense à Stefano Benni,  par exemple, dans la nouvelle "Shimizè" du Bar sous la mer.(link)

 


          Je n'ai pas les instruments psychopédagogiques pour analyser les tenants et les aboutissants de cette langue inventée, mais je vous rapporte les paroles de Emanuela Bussolati après le succès de son livre (et le premio Andersen du meilleur livre 0-6 ans en 2010):


PremioAndersen"Piripù Bibi a pris la clé des champs ( il "coupe la corde" dit l'italien), il est parti beaucoup plus loin que les frontières du livre où je l'avais installé. Il a fait le tour des crèches de Gênes, il s'est sauvé en Sicile, près de Modène aussi, en Piémont,  à Rome… en m'offrant  chaque fois de nouvelles surprises. Il s'est fait comprendre par des mamans et des enfants italiens, maghrébins, allemands, français, roumains, sénégalais…Et  c'est ainsi qu'il m'a convaincue de donner une suite à ses aventures" .


(Il s'agit de Bada...búm. Un'altra storia in lingua Piripù… sorti en bada...bummars 2011)

 

 

 

 

 

 

 

Si vous pratiquez l'italien, allez sur le site d'Emanuela (même s'il n'est pas tout à fait à jour), vous y trouverez de très intéressants  témoignages de mamans, et un enregistrement de l'une d'elles qui lit l'histoire à un bambin de deux ans, lequel réagit très activement.  ( link )

 


Vous mettrez-vous, vous aussi, à "la lingua piripù" ?

 

 

Tatarì tararera… de Emanuela BUSSOLATI, Carthusia Edizioni, collection "La Biblioteca di Piripù", 10 x 9 cm, 40 pages, relié, novembre 2009, 13€,90.

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Publié le 7 Février 2013

  abb.copert.3

 

 

 

 

          Il était une fois un abécédaire, un abbecedario, avec deux b. Qu'est-ce qui le distinguait de tous ses frères abécédaires publiés en Europe depuis un ou deux siècles? Rien de bien particulier, c'était un honnête album cartonné, bien carré (23 x23 cm), pas très épais (64 pages), plutôt souriant avec son titre en lettres de papier découpé, légèrement en relief, qui me rappellent les gommettes de notre enfance. Sous le titre, un grand rectangle orange tout rempli de noms. Le lecteur français (et pas que lui) remarque, en dessous: "Prefazione di Daniel Pennac".  


Et puis une grosse étiquette noire, ronde, pas discrète: "con(avec) DVD dello spettacolo teatrale".

 


"Représentation théâtrale"? Alors, reprenons.

 


          Il était une fois une représentation théâtrale, créée pour le Teatro dell'Archivolto. La première avait eu lieu à Modène, le 3 décembre 2001 ( et elle a été reprise les 29 et 30 janvier 2013). Elle s'adressait aux enfants de 5 à 9 ans et s'appelait?...  Abbecedario, bien sûr.  Sur scène, l'acteur (et metteur en scène, et auteur de livres pour enfants) Giorgio Scaramuzzino racontait comment, le vent ayant fait s'envoler un certain nombre de lettres de son abécédaire, il avait été menacé des pires châtiments par le Maître de l'Alphabet s'il ne retrouvait pas les lettres manquantes. Il demandait leur aide aux enfants dans la salle et certains avaient, en effet, ces lettres et les lui rendaient,  quand ils les réclamait. Le chercheur de lettres jouait devant un grand écran, il  racontait une histoire sur la lettre retrouvée, tandis que, au vidéoprojecteur, les doigts de fée de Francesca Biasetton (calligraphe, illustratrice, nous reparlerons d'elle)  donnaient vie à des animations, des calligraphies,  tout un monde de lettres dont vous pouvez vous faire une petite (toute petite) idée grâce à Youtube

 

link

 

C'était une suite d'épisodes, dans le désordre. Scaramuzzino disait que ces textes venaient "d'amis à lui". Sans préciser. Il évoquait les souvenirs de sa propre découverte des lettres, et de leur pouvoir inouï de former des mots.

 

          Et voilà que,  en 2002, paraissait le livre. Sans DVD, dans un premier temps. Le DVD s'est rajouté en 2009, avec la réédition.

 

abbecedario copert.2.Revenons donc à notre abécédaire.


          Qu'y a-t-il sur la quatrième de couverture? Un très gros plan sur  le matériel de l'illustratrice, bouts de papier, lettres découpées, ciseaux, porte-plume, crayons, …,  dans un joyeux désordre coloré qui se prolonge sur les pages de garde de la fin.  Et une photo d'acteur. Rien que des matériaux très simples, comme le fait remarquer Francesca Biasetton dans son interview, sur le DVD. Presque de l'Arte Povera.   

 

Sur la page de garde d'entrée, voici nos 26 lettres de l'alphabet calligraphiées, chacune, en cinq formats différents, dont un fantaisie, sur de petits cartons, en noir et blanc. Quand on ouvre le livre à n'importe quelle page, on retrouve une de ces lettres sur un rabat qui cache la moitié de la page de gauche, et occulte donc une partie de l'illustration, bien à l'aise, quant à elle, sur la double page.  Et quelles illustrations (photographiées par Marco SAROLDI)! Des couleurs, des dessins, des collages, des objets: cailloux, fourchettes de bois, roue de vélo (une vraie), hérissons (des faux, en plastique!), coquillages, partition musicale, etc, etc… Et des lettres, bien sûr, beaucoup de lettres, de toute matière, de toute taille, multicolores. Et des mots, dans tous les sens, de toutes les couleurs (toujours), de toutes les façons, mais toujours bien lisibles. Et à chaque page, c'est un autre style, à chaque lecture  on fait d'autres découvertes.

 

-            Mais – me direz-vous – ce n'est pas un peu brouillon, tout ça?

-            Non, pas du tout, c'est sans doute ma façon de raconter qui est un peu brouillonne. Chaque page est une "histoire" à soi, on peut y passer de longs moments, déchiffrer, raconter, déguster. Prolonger. Avec un enfant ou des enfants, ou sans enfants.  

 

 

 

                                                                                        Le G


 

 

 

 

Vous vous rappelez que la page de gauche est en partie cachée par le rabat avec la lettre en noir et blanc. On le soulève donc pour voir l'ensemble de l'image, et alors, surprise! Sur la face interne du rabat, il y a un texte, un vrai texte de vrai auteur: vingt-six – non, vingt-cinq en fait, M etN sont ensemble- histoires de lettre, courtes ou longues,  en vers  ou en prose, selon l'auteur.

 

            "Il signor A", n'est rien moins qu'une poésie de Edoardo Sanguineti (avec un seul t), "figure de proue du mouvement littéraire connu sous le nom de néo-avant-garde, professeur de littérature italienne à l'université de Gênes (sa ville natale), peut être considéré comme un cas à part dans la culture et la littérature italiennes contemporaines en raison de la diversité de son activité et de ses intérêts. Romancier, poète, dramaturge, auteur d'adaptations théâtrales, notamment du Roland furieux pour Luca Ronconi, critique, journaliste, théoricien…"

– Ne vous inquiétez pas, vous n'aurez pas une notice de l'Encyclopedia Universalis pour chacun des 25 auteurs de cet Abbecedario. Mais c'était pour vous dire leur notoriété, si bien que le livre devient une petite anthologie de la littérature italienne contemporaine (j'exagère à peine). Il suffit de parcourir la liste de la couverture, par ordre…alphabétique.

 

Il y a des acteurs et des musiciens. Il y a des auteurs, pour adultes ou pour enfants. Il y a des dessinateurs satiriques, des illustrateurs, des journalistes, des éditeurs, j'en oublie certainement...

 

           Seize hommes et sept femmes, tous connus, qui se sont piqués au jeu.  Le plus jeune est né en 1968, le moins jeune était né en 1921. Le génial illustrateur et scénographe Emanuele Luzzati nous a quittés en 2007, à l'âge de 86 ans; le poète Sanguineti en 2010, âgé de 80 ans; l'évocatrice de moustiques baladeurs ("Le zanzare vanno a zonzo"- prononcer le Z comme le "dsé dsé" de la mouche) l'actrice Fulvia Bardelli, s'est éteinte en 2001, à l'âge de 44 ans.

 

           Diversité, donc, et qualité du texte, pas spécialement écrit "pour les enfants". L'élégante poésie qui ouvre  le livre, l'histoire de "Monsieur A", est faite de tercets, chacun avec une seule rime, mais tous étant en assonance. Difficilement traduisible, mais on peut saisir le jeu dans la dernière strophe, où l'on passe de MER (Monsieur A y plonge), à AMER (les vagues le sont) et à AIMER (qui, en français, a un i de trop).

 

           Le B est aussi en rimes, tantôt plates, tantôt embrassées, pour une histoire hilarante: "Bénédicte, la Bicyclette et la Bosse", où l'intrépide Bénédicte part en exploration, objectif  Berlin, avec une  bise de son papa ("Babbo", dans de nombreuses familles), mais comme l'auteur est Bianca, Pitzorno bien sûr avec une histoire pareille,  Benedetta a toute sorte de mésaventures, avec "un grand nombre de B".

 

           Conversation très agitée, très théâtrale, très surréaliste, pour le C de Rossana Campo.

 

           Bref et efficace apologue politique pour le D de Sergio Staino, où la grève du D met en crise le "irecteur", le "ictateur" et le "irigent".  Les lecteurs de la Repubblica connaissent les vignettes satiriques de Staino.

 

           Son compère Altan n'est pas très loin, à la lettre F, lui aussi féroce "vignettista" politique et tendre père de la petite chienne à pois rose, la Pimpa. L' odyssée du petit rat Federico qui cherche "un livre ennuyeux pour s'endormir" est très drôle.

 

           Longue  histoire du nouvelliste, très traduit en français, Stefano Benni (Qui n'a jamais lu de Stefano Benni se précipite à la bibliothèque!). "Il était une fois le royaume du roi Alphabet et de la reine Betalpha". Un vrai conte! Il nous illustre le destin de la lettre H, fondamentale en italien et source de gros tracas pour les petits enfants italiens comme pour les grands étudiants étrangers. Après avoir lu comment le roi et la reine, au lieu de devenir riches (RICCHI) se trouvent transformés,  à vie, en hérissons (RICCI), tous devraient avoir moins de problèmes d'orthographe.

 

           Comment ne pas vous parler de cet autre conte ("Jadis, la Terre était plate et…"), qui évoque les débuts de l'univers, et le passage de la lettre I (i) de la station couchée à la station debout, en compagnie de toute la création? L'auteur en est Stefano Bartezzaghi, que les amateurs de rébus, d'énigmes et autres anagrammes connaissent bien sur les pages du quotidien La Repubblica, ou de l'hebdomaire L'Espresso, ou dans ses nombreux livres sur les ressources des mots et des lettres sous toutes les formes de jeux ?

 

           Et les mésaventures de la petite lettre K, lassée des plaisanteries des "lettres de sa classe" sur le son (redoublé) de son nom, qui part faire le tour du monde pour découvrir qu'elle est une lettre tout à fait respectable ( et respectée à son retour par toutes ses petites camarades)!

 

           Et la toute petite lettre de Francesca Biasetton à Giorgio Le LScaramuzzino, qui joue, pour le L,  sur les deux sens du mot "lettre".

 

 

 

 

 

 

 

 

  Ou encore la poésie-comptine (filastrocca) de Roberto Piumini

(Rappelez-vous, Orma, Ramo, Roma, Amor, c'était en janvier 2012


ORMA RAMO ROMA AMOR de R.PIUMINI et L.SCUDERI   ).

 

 

pour le O, parfaitement rythmée, qui est une quête du O, comme lettre et comme forme,  dans le monde:

"Se cerco nel cerchio---------- Si je cherche dans le cercle

 Se cerco in pollaio------------- si je cherche au poulailler

Le O Se cerco la palla-----si je cherche la balle

 Se cerco la luna……………..

 ……………….........                      

 Lo trovo, lo sento"----je le trouve, je le sens"

 

 

 

 

   Et une histoire-western.


           Et une histoire de bosses (une ou deux?) et de calcul, et de difficultés scolaires, et d'amour maternel.

 

           Et une histoire d'amour qui finit très mal,  pour deux mouches.

 

Et toutes les autres, il y en a vingt-cinq en tout.


Gianni RODARI doit être heureux d'avoir si bien fait école.


link


          Je vous le disais, c'est un livre inépuisable, aux lectures multiples.

Le DVD, dont le principe me laissait à priori sceptique, nous permet d'une part, bien sûr, d'assister à une partie de la représentation, mais aussi nous offre une lecture à haute voix, complète, de chaque texte. Nous pouvons regarder Scaramuzzino nous expliquer la genèse de son projet, et le sens qu'il lui donne. Et nous assistons en direct au travail de Francesca Biasetton, qui nous dit aussi ce que représente pour elle la calligraphie.

 

                            Il était une fois un bel ABBECEDARIO,  toujours jeune avec ses dix ans, pour les lecteurs de 9 à 99 ans.

 

 

abbecedario copert.

 

PS – Ne manquez pas, bien sûr, de faire une visite sur les sites de Scaramuzzino et de Biasetton:

 link

 

link

 

 

PS-bis : j'aurais dû signaler les deux prix que le livre a remportés en

               2003:

- le Premio Andersen "per il miglior libro fatto ad arte", jeu de mots difficile à traduire. L'idée est que le livre, dans sa conception et sa réalisation, est inusuel.

-  le Premio Stregatto " pour l'oeuvre éditoriale la plus efficace".

 

On peut aussi préciser que tous les droits perçus sur ce livre sont reversés à l'hôpital pédiatrique de Gênes, l'Istituto Giannina Gaslini.

 

 

libreria

 

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Publié le 1 Février 2013

       

 

Andersen copert

Ceux et celles  qui suivent ces lectures depuis le début le savent déjà, mais pour les autres, je voulais remettre en avant la revue qui me permet de suivre, un mois après l'autre,  les publications de livres et albums de jeunesse en Italie.

C'est le précieux mensuel  ANDERSEN, mensile di letteratura e illustrazione per il mondo dell'infanzia.

Vous en saurez plus en vous reportant à la "Page": "Andersen, la revue", qui s'ouvre dans la colonne de droite sur l'écran de "Leggere, lessi, letto", le titre italien de nos Lectures Italiennes. (A la différence des articles, les "pages" sont des informations qui restent visibles quelle que soit la date de consultation.).

 


Ce que j'apprécie dans cette revue, c'est la qualité de l'information, la culture des rédacteurs, la variété des sujets traités et des styles des articles,  la richesse et la pertinence des critiques, l'attention généralement  portée à la qualité de la mise en page. La collection de leurs couvertures représente un panorama étonnant de l'illustration de jeunesse, pas seulement italienne, depuis trente ans.  

                                     

 

couv andersen.dic 2011           

Ils préparent actuellement leur numéro 300, qui sera celui du mois de mars, le "mois de Bologne", celui de  la Fiera del   Libro per Ragazzi,  le Salon international de la littérature de Jeunesse ( cette année du 25 au 28 mars ) que j'évoquais dans "raccontare gli alberi".

La meilleure façon de tout savoir, bien sûr, est de s'abonner, si toutefois l'on pratique la langue italienne. L'abonnement donne droit aussi à l'Annuario,  mis à jour chaque année,   " véritables "pages jaunes" du livre et du monde de la littérature de jeunesse, avec adresses et informations sur l'ensemble de l'offre culturelle italienne pour l'enfance: musées, bibliothèques, librairies, maisons d'édition, associations, compagnies théâtrales, prix littéraires et d'illustration, salons, festivals, auteurs et illustrateurs ".

 


        Pour vous faire une idée, faites un tour sur le site officiel de la revue, en particulier la page qui retrace son historique:

   

link


Vous y trouverez, aussi,  une présentation illustrée du numéro du mois en cours.


              Cette silhouette de tête "aux trois mèches", c'est Hans,  leur logo, représenté de dos pour que chaque enfant puisse s'identifier avec lui. On doit le retrouver, diversement interprété, sur la couverture de chaque numéro.

 

 Hans

 

 

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