Publié le 14 Septembre 2017

Je m'apprêtais à vous faire part avec joie de la réédition, chez Coccole Books, du livre de Anselmo Roveda, dont le titre original était "E vallo a spiegare a Nino - Essaie donc d'expliquer ça à Nino". C'était en 2011.

Même format, même texte, mêmes qualités. Des caractères d'impression plus lisibles. Un titre aplati, plus immédiatement informatif: " Nino e la mafia".  Dommage. Je ne changerais cependant pas un iota à ce que j'écrivais sur ce livre en juin 2012.

   Et les mêmes illustrations de Gianni DE CONNO, un peu différemment réparties, mais toujours aussi pertinentes, belles dans leur méditation colorée, irremplaçables.

Et voilà qu'Anselmo Roveda nous apprend sur son blog Comeparole, le 8 septembre dernier, la disparition de l'illustrateur. Bien trop tôt. Nous ne verrons plus de nouveaux dessins de lui. Et il n'aura pas vu cette nouvelle édition de son travail.

 

 

Il nous reste son oeuvre, présente autant en France qu'en Italie, et dans tous les pays du monde je crois, tant était grand son rayonnement. Un exemple pour tous: l'extraordinaire grand album Poèmes à la Lune. Mais il y a tous les autres, dont ceux dont je vous ai parlé ici même: Le colleur d'affiches de l'ATTACCHINO, ou la châtelaine de C'ERA LASSÙ AL CASTELLOJ'ai du mal à vous envoyer sur son site, qu'il ne complètera plus. Mais vous y verrez l'ampleur de son travail, et tous les signes de reconnaissance qu'il a reçus pour ses oeuvres. Vous pourrez voyager dans ses planches mystérieuses et poétiques. Et revenir à ses livres, quand vous le voudrez.

 

 

 

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Rédigé par lecturesitaliennes

Publié dans #TEMPS PRESENT

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Publié le 14 Septembre 2017

Non, je ne vais pas vous dire hélaslesvacancesonterminées. Mais pour prolonger la luminosité de l'été, proposons à nos écoliers nouvellement rentrés de drôles d'histoires, façon d'oublier un instant les méfaits de la pluie, du vent et des alertes météo qui affectent l'Italie, et pas qu'elle. S'ils ont entre 9 et 11 ans, ils aimeront les lire seuls, mais vous pourrez aussi les partager avec eux dès 6/7 ans.

 

 

C'est Daniela VALENTE, la vaillante directrice de la maison d'édition calabraise Coccole Books, qui nous les offre. Vous la connaissez déjà : pour ne parler que des livres dont elle est l'auteure (l'autrice, en italien, c'est plus joli, non?), rappelez-vous, le mulet Giardino et sa "vie d'âne". Ou encore la Mamma Farfalla, la maman-papillon.

Ici, ce sont de drôles d'histoires, STRANE STORIE, mais l'important est peut-être DI MARE. Des histoires de la mer. La couverture de Antonio BOFFA se passe d'adjectifs. Nous y reviendrons.

En réalité, ce sont des histoires à l'intérieur d'une histoire.

La narratrice, Giulia, a neuf ans,  sa maison donne sur la plage, et l'incipit nous plonge immédiatement dans l'atmosphère:" Je vis dans un village de bord de mer, où l'odeur des embruns pénètre jusque dans les maisons et parfume les choses" - "Vivo in un paese di mare, dove l'odore di salsedine arriva fin dentro le case e profuma le cose".

Chaque matin, au petit déjeuner, son père et elle racontent leurs rêves, même (surtout?) quand ils sont loufoques. La maman est plus ancrée dans le réel; elle attend un bébé, et Giulia craint la concurrence de ce (ou cette) futur nouveau-venu. Il y a aussi un grand-père (il nonno) qui vit tout près de la famille et raconte à sa petite-fille toute sorte d'histoires, de "drôles d'histoires", justement, dont Giulia n'arrive pas à démêler si elles sont vraies ou pure invention. Elles ont en tout cas la vertu de pacifier la fillette quand elle est inquiète ou triste.

 

 

Il lui raconte l'histoire du Chasseur de Fourmis - Il Cacciatore di Formiche, inspirée par un village en ruines réellement existant, mais aussi  hommage à  une nouvelle célèbre d'Italo Calvino: La formica Argentina;  sans compter le réel problème de l'invasion de la fourmi d'Argentine sur les côtes méditerranéennes.

 

Puis celle de la belle Teresa, napolitaine experte, dans l'entreprise de son père, en feux d'artifices, et de son amoureux calabrais Ciccio venu faire son service militaire à Naples. Le père de Teresa va-t-il laisser partir sa fille? Et c'est "Un amore scoppiettante - Un amour qui fait des étincelles".

 

Et encore l'histoire de Salvatore, l'homme plié en deux - L'Uomo Curvo, qui inexplicablement, sans avoir l'air d'un clochard, vit dans un vieux garage avec une vieille Fiat 600 qu'il sort parfois. C'était un voisin du nonno, et il réserve quelques surprises.

 

 

 

Sans oublier l'histoire du pêcheur qui raconte au grand-père la légende de la rascasse, si laide, mais d'une belle couleur rose, - et si bonne dans la soupe de poissons. Histoire en abyme de la lavandière laide "comme une rascasse", mais avec des yeux superbes, changée en poisson pour échapper à sa vie de labeur. C'est l'histoire de Occhi Bellinom que les pêcheurs siciliens de l'île de Favignana donnent en vrai à une rascasse locale.

 

Quatre histoires mi-réelles, mi-fantastiques : elles enrichissent le quotidien de Giulia, qui nous le raconte à grands traits: le parfum du pain chez le boulanger, qui descend "dal naso alla pancia", "du nez jusqu'au ventre"; les jours de marché en bord de mer où elle accompagne sa mère et observe avec ravissement les goûts, les couleurs, les voix. Puis l'attente de la petite soeur, et comment, petit à petit, grâce à l'attention de ses parents qui l'impliquent dans les préparatifs, elle l'accepte, en idée d'abord, puis en réalité. Et les travaux de jardinage  avec l'indispensable nonno, occasions de vraies leçons de philosophie de la vie: elle ne comprend pas toujours tout, mais ce sont des moments privilégiés pour elle.  Autre moment privilégié, les promenades en bord de mer pour faire des concours de ricochets quand le nonno voit que sa petite fille n'a pas le moral, qu'elle est "storta", littéralement "tordue".Et puis la voisine Clementina, les robes extravagantes qu'elle se coud elle-même et sa riche bibliothèque où Giulia va emprunter de plus en plus de livres avec un appétit croissant.  Et d'autres instants encore, de la naissance de Rossella, la petite soeur, à la mort du grand-père, à ce qui reste de son esprit dans son jardin, et sur son cerisier préféré. Et puis..... vos jeunes lecteurs vous raconteront le reste.

Toutes choses que l'auteure-Giulia raconte avec des mots simples et fluides. On sent que Daniela Valente s'est appuyée sur des histoires vécues, des personnages rencontrés, observés de son regard sensible et attentif.

L'objectif  de Coccole Books, depuis sa création,  est d'offrir à ses lecteurs, quel que soit leur âge, de petits livres de qualité: qualité du papier, clarté et grande lisibilité des caractères, et illustration soignée. Ce programme  a toujours été respecté, pour les Strane Storie di Mare en particulier, dont les illustrations ont été confiées à Antonio BOFFA.

La couverture que vous voyez ici frappe par sa simplicité et sa profondeur théâtrale, l'impression de rêve et pourtant les détails quotidiens - le linge qui sèche, les barques tirées au sec en attente de partir à la pêche, la fillette qui va traverser la placette avec son cerceau. Et toute cette variation de bleu, sommes-nous la nuit? La lune dans le ciel semble le dire. Et l'incroyable petit bateau de papier, objet de rêve lui aussi. Mais peut-être est-ce une île, un rocher, qui sait?

Boffa a très bien saisi l'essence de ce récit, et a réalisé quatre grandes illustrations en double page, pour les quatre histoires.

Vous en avez vues deux plus haut (Merci à Daniela Valente), et pouvez vous faire une idée, d'autant plus qu'elles ne sont pas coupées, comme dans le livre, par la séparation des deux pages. Comme de grandes tapisseries, où les personnages, bien que "à plat", sont pleins de mouvement,  mais dans une sorte de silence rêveur. Même pour l'image des feux d'artifice, qui est ma préférée et que vous découvrirez le jour où vous aurez le livre entre les mains.

STRANE STORIE DI MARE,    écrit par Daniela VALENTE, illustré par Antonio BOFFA,

Coccole Books, avril 2017, 76 pages, 9€,90.

Cette lecture est dédiée à notre amie Hélène R., grande lectrice et passeuse de livres, italiens et français aussi, qui est partie lire dans les étoiles. Adieu, Hélène!

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Rédigé par lecturesitaliennes

Publié dans #CONTES, #TEMPS PRESENT

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Publié le 18 Avril 2017

Les semaines ont passé. Avril est arrivé, avec, entre autres, la Foire Internationale du Livre de Jeunesse de Bologne, du 3 au 6.

- Alors -  me direz-vous -  quelles nouveautés?

Vous avez dû vous en rendre compte, Lectures Italiennes ne vous tient pas au courant des nouvelles parutions. Elles sont nombreuses, et "ensevelissent" en quelques années de beaux albums qui restent pourtant au catalogue. Ce sont ces titres, peut-être pas rencontrés au moment de leur parution,  que je veux rappeler avant qu'ils ne disparaissent. Les nouveautés ont beaucoup d'autres lieux de recension.

Vous le savez, l'espace de Lectures Italiennes reste modeste.

Pour vous signaler, même sommairement, des livres ou des albums que j'ai appréciés mais ne peux vous présenter en détail, je vous proposerai de temps à autre ces pêle-mêle. Toutefois, pour faciliter la lecture, en particulier pour les responsables de bibliothèques, je regrouperai les titres par tranches d'âge. Pure comodité, car vous savez bien que ce n'est pas une notion "scientifique".

 

PÊLE-MÊLE - 1 : Lus et appréciés

Si può ( On peut), de Giusi QUARENGHI, illustré par Alessandro SANNA, Franco Cosimo Panini Editore, 2001 - 30 pages -11€ -  Dans la collection pour les tout-petits Zero-Tre (03), un album de carton robuste. Giusi Quarenghi, dont nous connaissons maintenant le style vif et profond, raconte en vers tout ce qu'on peut faire et ne pas faire. Le NE PAS est important. Le trait de Alessandro SANNA met parfaitement en images le vent de liberté qui souffle dans ces pages.Voir ici.

NB. Pour l'instant il est indisponible. On espère sa réédition. Ou bien le chercher d'occasion sur Internet...

I bestiolini(Les p'tites bestioles), texte et images de Gek TESSARO, Franco Cosimo Panini Editore, 2015, 48 pages - 12,50 €. Encore un album, souple, pour les tout-petits, et qui fait craquer tous les grands. Le monde des p'tites bêtes (pas que...), le rapport d'échelle, la place de chaque bestiole (et la nôtre), en rimes hilarantes et tendres. Et bien sûr les images éclatantes de Gek. Il en fait aussi un spectacle de dessin en direct sur rétroprojecteur, avec accompagnement musical. C'est magique.

A partir de 4 ans: Un Compleanno nella giungla (Un anniversaire dans la jungle), texte de Simona MIOLA illustré par Daniela VOLPARI, EDT Giralangolo Editore, 2016. 24 pages - 13,50 €. Dans la collection Sottosopra que nous avons déjà rencontrée, l'histoire de l'exploratrice Béatrice, qui a eu tout son équipement pour ses cinq ans, et part immédiatement explorer la jungle du jardin des voisins. Les illustrations, qui rappellent un peu les bd japonaises, rendent compte des transformations que notre héroïne "voit" durant son voyage. Simple et drôle, et fidèle au but du prix reçu en 2016: Narrare la parità ( raconter la parité). Voir aussi ici.

 

PÊLE-MÊLE - 1 : Lus et appréciés

                                                                                                                                                  

 

A partir de 7 ans:

Paglierina Testadipaglia (Blondinette Têtepaillette) de Rossana DEDOLA, illustré par Maria Coviello.     Felici Editore, Junior, 2010 - 150 pages - 15€.

Voilà un livre parfait pour les lectures du soir: trentre-trois chapitres, une farandole de personnages plus pittoresques les uns que les autres, aux noms pleins de fantaisie (on pense aux personnages de Roald Dahl). Un village des Alpes perdu dans la neige, et la nécessité de sauver la jeune Paglierina Testadipaglia enlevée par le féroce Pierlosco Tagliola et ses vingt et uns renards rouges. Du suspens, beaucoup d'humour, des rebondissements. On aimerait pouvoir le lire en français.

 

A partir de 7 ans:

I tre topi vanno a Londra  de Rossana DEDOLA, (Quand trois rats s'en vont à Londres)    illustré par Giulio PERANZONI    Felici Editore, Junior, 2011, 115 pages, 12€

Où l'on retrouve l'humour de l'histoire précédente, dans un contexte contemporain, et encore plus débridé, avec un rythme de dessin animé  ( et quelque chose d'anglais, une fois encore, genre Wallace & Gromit). Entre Rome et Londres, un groupe d'enfants croise la route du sinistre Topazio Nazer et ses trois rats. Les chapitres sont courts et haletants, cocasses, la lecture à voix haute peut être très théâtrale.Idéal pour égayer les jours de pluie.

                                                                                                                                                    A partir de 8 ans: L'Ululato del Lupo ( Le hurlement du loup), de Anselmo ROVEDA, illustrations de  Ilaria GUARDUCCI, chez COCCOLE BOOKS, 2016       63 pages, 10€.

Dans la collection "green" de cette dynamique maison d'édition calabraise que vous connaisez déjà (Una vita da somaro), par un auteur qui vous est maintenant très familier  (Vallo a spiegare a Nino et  Al lavoro! rien que chez le même éditeur), une histoire de loup. Ou comment une  sortie écologique pour écouter le loup en montagne se transforme, pour la petite bande d'amis du quartier de Santa Brìgida, en enquête sur la mystérieuse disparition des moutons du vieux Fernando. On entre de plain-pied aussi bien dans la vie quotidienne des enfants que dans cette aventure hors ducommun. Plus un glossaire et un dossier bien documenté sur l'animal.

Il semble que, malheureusement, l'épisode précédent  : L'ombra del lupo (2012), ne soit plus au catalogue, quand l'éditeur s'appelait encore Còccole e Càccole.....Peut-être sur Internet?

Deux belles critiques (en italien....)

 

PÊLE-MÊLE - 1 : Lus et appréciés

                                                                                                                                                                                        A partir de 9 ans:

Un pittore di nome Leonor, de Corrado PREMUDA, illustré par Andrea GUERZONI, Editoriale Scienza, 2015  -  92 pages - 12,90€

De Trieste à Paris, via Milan,l'enfance et l'adolescence d'une grande artiste, Leonor FINI: vie peu commune pour un caractère peu commun, dans la Trieste du début du XX° siècle. Le jeune lecteur suivra la formation de cette fillette décidée à tout pour réaliser sa vocation de peintre. Il la suivra dans le monde culturel de Trieste, verra comment l'histoire familiale et le milieu dans lequel évolue sa mère ont contribué à  lui donner le style qui deviendra le sien. Sa curiosité ainsi éveillée lui permettra de chercher à connaître, puis à comprendre, un peu plus tard, l'oeuvre picturale de Leonor Fini. C'est de l'excellente vulgarisation - la spécialité de Editoriale Scienza, vous le savez déjà.

 

De 9 à 11 ans:                                                                                                                           

Le parole scappate (les mots qui s'enfuient), de Arianna PAPINI  pour le texte et es images, chez Coccole Books - 2014  -             51 pages  -  12€

Nous sommes dans une collection qui ne craint pas les sujets douloureux (voir dans les archives, la maladie  ou la mafia), toujours confiés à des auteurs/es de talent. Le monde vu par un petit garçon dislexique, et sa grand'mère malade d'Alzheimer. Les voix du récit s'alternent, Arianna Papini donne des mots à ces deux êtres qui n'arrivent pas à parler. Ses images très particulières expriment bien les mondes apparemment incommunicables, et qui pourtant trouvent des manières de vivre avec ( et grâce à ) d'autres. Un récit très prenant, une typographie qui aide la lecture, et des images "rêveuses" qui aideront les lecteurs à dépasser leur angoisse et à parler avec des adultes.

PÊLE-MÊLE - 1 : Lus et appréciés

RAPPEL:

Les sujets de pâte à modeler qui illustrent ce blog, ainsi que l'alphabet du fond, sont l'oeuvre de Antonietta MANCA.

Vous pouvez en savoir plus en lisant la "PAGE" (colonne en haut à droite)

"Elle illustre ce blog"

Qu'elle en soit encore et toujours remerciée!

 

 

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Rédigé par lecturesitaliennes

Publié dans #LU ET APPRECIE

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Publié le 17 Février 2017

Oui, une bonne nouvelle pour celles et ceux, non italianistes, qui avaient été très frustré/es, en février dernier, de ne pas pouvoir apprécier l'humour du texte de Io sono un cavallo, de Bernard FRIOT et Gek TESSARO. Bernard Friot a pensé à eux - après tout, il est d'abord un auteur français. Il a donc réécrit en français l'histoire drôle et surréaliste du chameau qui change de vie, et les éditions LA JOIE DE LIRE l'ont publiée, toujours, bien évidemment, avec les ineffables illustrations de Gek Tessaro.

Les deux albums peuvent maintenant se tenir côte à côte dans votre bibliothèque, promesse de lectures en stéréo bilingue (et en Cinémascope!).

 Je n'ai pas eu cette version française entre les mains, mais fais une confiance totale au style réjouissant de Bernard Friot.

Moi je suis un cheval. Texte de Bernard Friot, illustrations de gek Tessaro.

La joie de Lire 2016;              32 pages           Format 23 x 30 cm     13€,90

A partir de 4 ans

ISBN : 978-2-88908-322-0

 

 

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Rédigé par lecturesitaliennes

Publié dans #PAS LU - MAIS...

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Publié le 23 Janvier 2017

C'est encore une surprise de la Nouvelle Année. Non seulement l'ami est inattendu, mais encore il vous offre ses aventures en pas moins de six langues: italien, allemand, anglais, bulgare, espagnol, français. Chaque fois dans une version bilingue....

Mais procédons par ordre!

 

 

 

 

 

L'ami inattendu, c'est Léo, l'araignée ( en italien, "Leo, il ragno") qui joue dans l'arbre au- dessus de la fourmillière de Véra, la jeune fourmi très curieuse. La sympathie est immédiate, et ils se mettent à jouer ensemble.

 

 

Mais les grands ne l'entendent pas de cette oreille. Fourmis soldats ou maman-araignée, tous défendent aux deux amis de se retrouver, car " Les fourmis et les araignées sont différentes" ou encore: "Elles ne sont pas comme nous".  Des deux côtés, on casse sévèrement l'élan de leur entente.

 

 

Il faudra une inondation et le risque de mort pour le peuple des fourmis pour que les grands se laissent convaincre d'aider et de se laisser aider.

 

 

 

Et les préjugés seront dépassés; les jeux et les activités communes de Véra et Léo pourront reprendre sous le regard bienveillant de leurs aînés.

L'histoire est simple, immédiatement accessible, et répond très directement au but de son auteur, Stefano MONTANARI : " Un conte sur la différence, qui entend aider les enfants à concevoir le respect de l'autre".

Stefano MONTANARI, nous dit la notice du livre, travaille depuis plus de vingt ans dans le domaine des droits de l'homme, et notamment ceux des enfants. A travers l'éditeur florentin  MULTIMAGE, UN AMI INATTENDU - UN AMICO INATTESO  inaugure une collection qu'il a intitulée L'Isola che c'è  (L'île qui existe, en contrepoint à celle de Peter Pan,  L'isola che non c'è, chanson célèbre du napolitain Edoardo Bennato).

 

Le style des versions italienne et française manque peut-être encore un peu de souplesse, mais ce péché véniel est largement compensé par la verve des illustrations de Mauro CICARÈ,  vous le constatez sur les reproductions que vous avez sous les yeux. Merci pour la possibilité de les reproduire ici.

Le soin de l'édition est à signaler, tant pour la  qualité des images que pour la lisibilité du texte, dans un format facile à partager à l'occasion d'une lecture à haute voix (20,50 x 32,50 cm).

Mais la vraie originalité de cette lecture est que chaque livre est bilingue, dans toutes les combinaisons possibles (ou presque...)  des six langues que je vous signalais au début. Contrôlez sur le site de l'éditeur.  Une aubaine pour les bibliothèques.

Et, une fois n'est pas coutume, voici les librairies où vous pourrez retrouver Un ami inattendu, dans la combinaison de langues que vous souhaiterez, en Italie, en Allemagne et en France:

En Italie:

- Macerata : Bottega del libro

- Rome: Explora - Il Museo dei Bambini di Roma.

En Allemagne:

-  Freiburg: Jos Fritz  Buchhandlung

- Kehl: Buchhandlung Baumgärtner

En France:

- Strasbourg:   -  La Bouquinette

                        -  Librairie du Monde Entier

- Schiltigheim:   Librairie Totem.

Alors, faites jouer vos enfants avec Véra et Léo !

UN AMICO INATTESO, texte de Stefano MONTANARI, illustré par Mauro CICARÈ,

Multimage 2016                36 pages                12 €

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Rédigé par lecturesitaliennes

Publié dans #A VOIX HAUTE, #TEMPS PRESENT

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Publié le 6 Janvier 2017

Aujourd'hui, 6 janvier, c'est l'Epiphanie ( et non pas le dimanche 8, comme disent les vendeurs de galettes des rois), et en Italie, beaucoup le savent, c'est la fête des enfants: La Befana.

Pour l'occasion, et en guise de voeux de Bonne Année 2017, quoi de mieux que cet album exceptionnel, au sens propre du terme, qui nous a été offert en 2016 par les éditions IL CASTORO : CIAO CIELO .

Pourquoi exceptionnel? A l'origine, c'est un album américain, des vers de Dianne WHITE et des images de Beth KROMMES. Il n'est pas dans mes habitudes de vous parler d'albums traduits. Mais ici, vous lisez sur la page de garde :"Traduction poétique de Bruno TOGNOLINI". Et ça change tout.

Bruno Tognolini? Mais oui, Rime di rabbia, en octobre 2011, ou encore les comptines de Mamma Lingua, en décembre de ce même 2011. Bruno Tognolini, le "poeta per bambini e per vecchi" qui a écrit encore tant d'autres textes poétiques dont vous trouverez mention sur son site. Que dit-il de Ciao Cielo? " Ce livre, bien que je n'aie fait que le traduire, figure sur mon site car je le sens tout autant mien que ceux que j'ai créés de toute pièce". Et c'est pour la même raison qu'il se trouve sur cette première Lecture Italienne de 2017.

Feuiiletons-le d'abord, cet album de 23 cm x 30, couverture rigide, beau papier épais qui rend justice aux illustrations de Beth KROMMES

 L'histoire est toute simple, c'est une journée dans une ferme, au bord de la mer, avec son potager, deux chiens jumeaux, un chat, une maman qui s'occupe tant de la lessive que des chevaux, une fillette, un bébé, une jument et son poulain, un élevage de cochons, un papa qui s'occupe tant des chevaux que des enfants, des canards, des canetons ... un quotidien simple et riche de détails.

 

Et voilà qu'arrive un orage, pluie, vent, tonnerre, déluge, boue. Mais ce n'est pas la fin du monde, la pluie s'éloigne petit à petit, on peut jouer dans  la boue et les flaques, puis le soleil revient, pour se coucher, et faire place à une nuit multicolore, féérique et paisible, où reprendre des forces pour le lendemain.

Histoire idéale pour une lecture de la bonne nuit.

Le regard de l'ilustratrice passe des détails aux vues aériennes, chaque double page est un monde à explorer, en suivant son trait si caractéristique.

 

Mais je vais emprunter, qu'il me pardonne, ses mots à Bruno Tognolini pour parler du charme de ce livre, que vous avez déjà saisi en regardant les illustrations ci-dessus. Il s'est confié à son éditeur, à l'occasion d'un atelier organisé en juin sur le thème " Traduire en vers à travers des images" :

"Une expérience de traduction enchanteresse. Non, pas traduction, car je ne suis pas traducteur, et même je me sens un peu embarrassé devant les vrais traducteurs. Mais il s'agissait de mettre en vers italiens un livre d'un charme sans pareil: une offre que je ne pouvais refuser sans offenser Madame la Beauté. C'était BLUE ON BLUE, vers de DIANNE WHITE et illustrations de BETH KROMMES, qui s'est vue attribuer la Caldecott Medal.

Bref, je l'ai fait. Et ce fut une promenade miraculeuse. Comment, me demandais-je, un livre arrive-t-il à dire dans des formes aussi légères et brèves et douces, juste ceci: un jour il a plu, et puis il n'a plus plu; et donner l'impression à celui qui feuillette, sous le charme, qu'on parle du monde entier, de l'ensemble du temps, de l'ensemble des gens? Comment fait-il? Et moi, qu'est-ce que je peux faire, face à cela? Je peux faire comme d'habitude. Je m'assieds et j'écris. Mais je dois écrire avec dévotion, avec respect, tel que c'est, avec ce chant et ce charme. Mais en italien. Ce livre mériterait aussi le récit de la migration d'un royaume à l'autre, de la langue anglaise à la langue italienne – et pour être plus précis: entre les trois, car les images ont souvent eu le rôle de la Terre du Milieu – avec des doutes, des désarrois, des diversions, des alternatives abandonnées, etc. D'après moi, ce livre le mérite. Il mérite que l'on présente au public le parent qui est caché derrière, les belles rimes anglaises d'où il naît".

Si vous êtes des curieux du passage d'une langue à l'autre, Tognolini vous offre les deux textes l'un en face de l'autre, sur son site de Alice.

Voilà, c'est un livre à lire à voix haute, tout en dégustant les images. Les vers - au maximum quatre par double page - disent le temps qui change, le déluge, et puis le calme progressif, jusqu'à la nuit. Tognolini a utilisé plusieurs fois, dans son entretien et dans l'album, le mot "incanto", charme, enchantement. Et c'est bien de cela qu'il s'agit.

Vous pourrez le feuilleter, bien qu'en petit format, sur le site de Il Castoro, ou encore lire (en italien...) une fort belle récension avec de belles grandes illustrations, sur le site de Lettura Candita (là aussi, merci à Bruno qui la signale).

Mais rien ne remplacera l'album en vrai, j'allais dire "en chair et en os". Qui, on peut le signaler, a été parmi les vainqueurs du Premio Gianni Rodari 2016 cet automne.

C'est l'album qui vous apaisera et vous redonnera des forces quand les nouvelles seront trop éprouvantes autour de vous.

 CIAO CIELO de Bruno TOGNOLINI

Vers originaux de DIANNE WHITE

Illustrations de BETH KROMMES 
Traduction  poétique de BRUNO TOGNOLINI

Edizioni IL CASTORO, mars 2016
Relié, couverture rigide, 48 pages illustrées, 13,50 Euro

A partir de 4 à 5 ans.

 

BONNE ANNEE 2017 A VOUS!

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Rédigé par lecturesitaliennes

Publié dans #A VOIX HAUTE

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Publié le 21 Décembre 2016

Pour Noël, je vous propose une lecture inhabituelle. Dans un album superbe et surprenant, des poésies.

Des poésies inspirées des Psaumes (Salmi) de la Bible, réécrits "per voci piccole, pour des voix petites". Le titre : Ascolta. Le point d'exclamation n'est pas écrit, mais c'est un impératif, "écoute!", sans aucun doute. - Sans aucun doute? Que fait donc le petit garçon assis tout seul, les pieds dans le vide, à l'étage de cette étrange maison de poupée en couverture ? Il écoute ou il interroge?

A simplement parcourir les poésies du recueil, on voit tout de suite qu'elles mettent en présence un "je", "io" et un "tu" , tour à tour interpellé, contesté, aimé, supplié, exhalté. Les titres, pour la plupart, reflètent  ce dialogue: "TU, NOI"; "FINO A QUANDO ? = jusques à quand? ";METTIMI IN SALVO = Mets-moi à l'abri; "ASCOLTAMI E DIMMI PERCHÈ = écoute-moi et dis-moi pourquoi.". Je partage ces mots de l'auteure qui dit que "il n'y a pas de "je" sans l'expérience d'un "tu" à qui s'adresser, d'un "tu" qui écoute".

 

 C'est Giusi QUARENGHI. Vous la connaissez désormais, quand elle écrit  des contes traditionnels , des poésies-berceuses, le récit de son enfance.  Dans Ascolta, elle reprend le dialogue qui, dans  les Psaumes de la Bible, est celui de David avec Dieu, David le petit berger courageux ou David le roi-musicien, parfois tyran, parfois généreux. Elle a été frappée par ces textes, elle le dit à la fin de l'album : "Des hymnes, des prières, des louanges, des plaintes, des supplications, des menaces, des accusations, des effusions, des déclarations et des demandes d'amour, en forme de poésie, en chant et en danse, souvent accompagnés d'instruments de musique : c'est ça, les Psaumes; depuis environ trois mille ans, depuis que l'on a commencé à les dire, en hébreu, la langue où ils sont nés, pour en arriver, en passant par le grec, le latin et l'arabe, à être dits dans toutes les langues du monde".

Elle est sensible au fait que tous les sentiments humains, toutes les émotions y sont présentes. Et elle les sent comme des mots dits par des "petits", des enfants, en direction des "grands", les adultes qui les entourent et dont, en grande partie, ils dépendent. Dans une interview, elle dit même que "si les contes sont un catalogue des destins humains, comme dit Italo Calvino, les Psaumes sont un catalogue de sentiments d'expérience, et ils offrent "les mots pour dire" ces sentiments, dans leur profondeur".

 

 

 

Et c'est exactement le sentiment que provoque la lecture de ces poèmes. Giusi Quarenghi  a choisi 40 psaumes parmi les 150 de la Bible. Elle les écrit dans sa langue limpide, vigoureuse, qui est celle de ses poèmes pour adultes également ("Nota di passaggio", par exemple, petit recueil publié en 2001 chez l'éditeur Book). Chaque mot ulilisé est compréhensible par un enfant, une "voce piccola". Ce qui fascine et appelle la lecture à voix haute, c'est, une fois encore, comme dans ses contes, le rythme, la musique de ces vers qui ne sont que très peu coupés par une ponctuation. Comme si le seule ponctuation qui vaille est celle du souffle humain qui les prononce.

Je ne vous donnerai cette fois qu'un seul exemple, car l'apparente simplicité du texte est le fruit d'un travail long, parfois douloureux, si l'on en croit le témoignage de Giusi Quarenghi, et toute traduction risque de détruire un équilibre, une musique.

"ASCOLTAMI E DIMMI PERCHÈ                     "Ecoute-moi et dis-moi pourquoi

dal Salmo 55                                                    d'après le psaume 55

Dimmi perchè                                               Dis-moi pourquoi

tutti mi vogliono male                                    tout le monde me veut du mal

perchè tutti sono contro di me                      pourquoi ils sont tous contre moi

 

Sono spaventato, tremo                               Je suis terrorisé, je tremble

ho paura, da morire                                     j'ai peur, à en mourir

 

Dammi le ali della colomba                          Donne-moi les ailes de la colombe

voglio volare via "                                          je veux m'envoler loin d'ici "

 

...................      

Dans le texte traditionnel des Psaumes sont présents, outre les humains, les animaux, les arbres, l'orage, le vent, le foisonnement de la vie. Et c'est dans cette dimension que se place l'extraordinaire illustration de la toute jeune Anaïs TONELLI, dont c'est le premier album.

Elle a travaillé comme une miniaturiste, en s'inspirant précisément, au cours d'une recherche très fouillée, des pages de manuscrits enluminés, des Bestiaires, des "Très riches heures" et autres documents iconographiques du XIIième au XVième siècle essentiellement, et pas seulement européens. Si sa façon de travailler vous intrigue ou vous intéresse, allez jeter un coup d'oeil, même sans savoir l'italien, sur son témoignage (aussi passionnant que celui de Giusi Quarenghi) que les éditions Topipittori mettent à notre disposition sur leur blog. On comprend mieux, après, l'impression que donnent ces illustrations, à la fois d'étrangeté surréaliste, avec, pourtant, un ancrage qu'on ne sait pas définir tant qu'on n'a pas vu ses sources, mais qui fait partie de notre culture.

Vous avez vu la maison d'ouverture, inquiétante: vous découvrirez la dernière, encore plus surréaliste, mais pleine d'espace, de vie animale et humaine, et où lisent et rêvent, découvrent ou jardinent cinq humains, grands et petits.

 

Vous avez sous les yeux, sur les pages ici reproduites, les créatures extravagantes créées par Anaïs Tonelli, animaux anthropomorphes, végétaux-animaux, ces étonnants petits chevaliers à tête de cafetière - toutes les cafetières, de la Moka à la napolitaine -, ces enfants à tête de tasse chevauchant des colibris, dessins qui parlent certainement plus encore à l'imagination enfantine qu'à celle des adultes, exprimant les sentiments qui circulent dans le texte depuis trois mille ans, et dans notre inconscient aussi.

Mais il y a aussi cette page très sobre, autour du psaume 126 sur le thème du retour, entourée de deux figues, une grenade ouverte, deux olives sur leur branche, deux épis de blé,  quatre dates, et une superbe grappe de raisin, le tout très naturaliste. Sauf que...on aperçoit tout à coup une petite tête d'enfant, toute ronde, entre deux grains de raisin.

Parfois l'illustration est très sobre, comme pour ne pas troubler la dynamique du poème.

Et comment ne pas citer, sur la page de garde, l'étonnant "enfant-zodiaque", lui aussi ré-interprétation d'une page des "Très riches heures du duc de Berry". L'enfant à la "voix petite" est ainsi inscrit dans le cycle de la vie de l'univers.

Ascolta n'est pas un livre facile. Les caractères d'imprimerie des poèmes sont petits. C'est un livre à partager avec les enfants, à faire lire à voix haute, à commenter ensemble, mais aussi où laisser agir le mystère des images. Celà peut être aussi, pour des adultes curieux du texte biblique, une occasion de retour aux sources, et de comparaison des modes d'expression.

L'éditeur indique "à partir de sept ans". J'avoue que je n'ai pas d'expérience de partage de ce livre avec des enfants, mais je me fie à celle de Giusi Quarenghi, qui est grande, et à celle de nombreuses libraires italiennes témoignant de la lecture possible de ce livre en dehors d'un contexte religieux.

Remercions encore une fois les TOPIPITTORI, les "souris qui peignent", pour les images mises à notre disposition.

ASCOLTA, Salmi per voci piccole,  de Giusi QUARENGHI et Anaïs TONELLI -

Topipittori 2016

Collection Parola Magica  -  22cm x 26,50     -   60 pages          20 €

 

 

                   

 

BUON NATALE A VOI

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Rédigé par lecturesitaliennes

Publié dans #POESIE

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Publié le 16 Décembre 2016

" Un kilo de plumes, un kilo de plomb".... C'est un livre que l'on repère tout de suite au milieu d'une vitrine. Pas qu'il soit spécialement grand - 14 cm x 20 cm - Format pratique. C'est plutôt le dynamisme de l'illustration qui attire le regard, cette jeune fille qui marche, les yeux vers le ciel, ses cheveux noirs ébouriffés par le vent qui soulève son écharpe rose, serrant contre elle son journal intime - diario - vert contre sa veste noire, les quelques touches de rose sur son visage. Dans le ciel deux avions. Les regarde-t-elle,  tout en allant de l'avant?

Puis c'est cette inscription, dans le ciel, comme écrite à la main. En un éclair se rejoue cet épisode que plusieurs d'entre vous auront expérimenté: vous êtes enfant, un grand vous interpelle: - "Eh! Qu'est-ce qui est plus léger, un kilo de plumes ou un kilo de plomb ?" Votre réponse fuse : - "... de plumes, bien sûr!" - "Mais non, ...(noms d'oiseaux)...je t'ai bien eu/e, un kilo etc.." .Vous êtes à la fois très vexé/e, étonné/e de la logique qui vous avait échappé, et admiratif/ive devant ce nouveau concept. Et vous cherchez à votre tour un ou une victime à épater et à instruire.

Et puis (mais ces trois moments que je suis obligée de séparer pour les dire sont en réalité presque simultanés), la curiosité vous fait vous rapprocher, et vous lisez les noms, qui ne sont pas en grands caractères. Les noms de trois Grandes Dames de la littérature - de jeunesse, mais pas seulement - italienne  contemporaine: Donatella ZILIOTTO, Grazia NIDASIO et Bianca PITZORNO !  Impossible de résister!

 

Donatella Ziliotto donne dans ce livre la parole à une jeune Fiamma, qui vit à Trieste, et est en quarta elementare, en CM1, c'est dit dans le titre du premier chapitre. Elle a donc neuf ans, et aurait tellement aimé s'appeler Tonina (Toinon, Toinette), plutôt que ce prénom littéraire que sa mère, un peu snob, lui a donné. Elle a neuf ans, à Trieste, en 1940.

La date, c'est la quatrième de couvertture qui la révèle, mais peu importe: Fiamma vit la guerre, les bombardements, l'incipit du roman nous place d'emblée dans ce contexte: "La lumière s'éteint et se rallume trois fois: pré-alerte". Sans nous laisser le temps d'avoir peur, la fillette saute sur l'occasion, elle prie sa maîtresse de la laisser rentrer chez elle, à deux pas de l'école, sinon sa maman, qui "n'est pas d'ici" et "ne se contrôle pas comme les mamans d'ici" deviendra "folle de peur". Parole de fille, qui se précipite dehors, suivie de sa meilleure amie, sans attendre une vraie autorisation de la maîtresse, pour.... faire du patin à roulettes sur la Grand Place de Trieste, vidée par l'alerte aérienne. Un extraordinaire espace de liberté pour les deux fillettes. " Nous sommes dehors. Temps idéal pour les bombardements: l'air que le vent a rendu tout clair, la mer et le ciel qui illuminent la ville de blanc. Temps idéal pour patiner".Et ce jour-là, pas de bombes.

Si je me suis arrêtée sur ce tout premier épisode, c'est que tout y est déjà: le caractère de Fiamma, sa famille, la ville de Trieste et la guerre.

 

Fiamma se caractérise par sa grande vivacité, son esprit d'observation, sa faculté de saisir l'évènement au bond, son indépendance, et son intelligence instinctive. Plus un grand amour pour les animaux: son chat, son chien, ses lapins clandestins.

 

 

 

 

 

 

La lectrice, le lecteur, jeune ou moins jeune, qui a lu la dédicace avant de commencer " A mes amis d'alors: les amis d'aujourd'hui. A mon chat Puffy, et à mon chien Bibi, victimes de la guerre (...)" en voyant que, si le chat de Fiamma s'appelle Menelao, son chien s'appelle aussi Bibi, comme celui de l'auteure, commence à comprendre que ce récit est autobiographique.

En se renseignant un peu, en lisant quelques articles sur la sortie du livre, il/elle apprend qu'en effet, Donatella Ziliotto raconte dans "Un chilo di piume, un chilo di piombo" ses années de guerre, en se basant sur les journaux intimes qu'elle a tenus régulièrement de 1940 à 1945, justement. "Huit volumes qui", a-t-elle dit, "m'ont aidée à  me rappeller de toutes les plumes qu'il peut y avoir pour un enfant même en pleines années de plomb"

UN CHILO DI PIUME, UN CHILO DI PIOMBO de Donatella ZILIOTTO

 L'image que nous donne Fiamma de sa famille (aidée en cela par la plume de l'auteure) est un vrai régal.

Sa mère, très snob, elle la regarde d'un oeil critique, et découvre pourtant, en écoutant ses conversations avec une amie d'enfance, qu'elle a été une fillette comme elle, aussi difficile que ce soit à imaginer.

Son élégante demi-soeur, à qui elle voudrait tant ressembler, et dont elle pressent pourtant l'admiration vouée au régime fasciste, que ne partage en rien son père, est l'objet de paragraphes assassins et très drôles.

Son père bien-aimé est un personnage très intéressant. C'est lui l'inspiratieur du non-conformisme de la fillette - avec son enseignante d'italien de 6°, Rita Cajola - son vrai nom - l'autre grande figure du livre. L'une des plus belles pages de ce récit raconte le jour où son père, excédé par la fréquence des alertes  aériennes, l'emmène au cimetière plutôt qu'au refuge souterrain - " Alors nous sommes allés  nous promener au cimetière, comme ça, si on mourait , on était déjà sur place" - Il lui parle de poésie et de style "classique" et "baroque" des tombes, dans un autre grand moment de liberté. Ce qui fait le prix de cette page, c'est la façon "décousue" qu'a Fiamma ( et Donatella Ziliotto) de se laisser porter par les associations d'idées qui donnent une grande épaiseur à son évocation.

UN CHILO DI PIUME, UN CHILO DI PIOMBO de Donatella ZILIOTTO

 Pour synthétiser le rapport souvent houleux qu'a Fiamma avec sa famille, il y a l'épisode où elle "squatte" la salle de bain (" On verra bien quand ils devront courir aux wc publics") pour faire accepter son chien Bibi ( "qui aboie après le portrait de Mussolini"). Après de longues négociations "les termes de l'accord ont été signés sur du papier hygiénique passé sous la porte. Puis je me suis rendue, je suis sortie des toilettes."

UN CHILO DI PIUME, UN CHILO DI PIOMBO de Donatella ZILIOTTO

La guerre est constamment présente, avec les bombardements, la faim - la sienne et celle des autres quand son chat entre dans le restaurant voisin et n'en sort jamais plus; le marché noir; les persécutions des juifs - une invraissemblable fräulein Gerta, viennoise, qui devrait lui enseigner l'allemand,  dont on (les lecteurs) comprend qu'elle se cache chez eux.

Et la mort, celle de son chien Bibi, bien que ce soit à la campagne, dans la famille de la bonne slovène, Dani : première période de vie plus facile, d'où la guerre est momentanément absente, mais pas pour longtemps

Celle du grand-père de la famille qui l'héberge, quand elle est envoyée se requinquer en montagne, loin de la ville, tué "pour rien" par des soldats allemands en débâcle. Ce seront pour Fiamma des semaines de total changement, la fin de son enfance, les portes de son adolescence.

UN CHILO DI PIUME, UN CHILO DI PIOMBO de Donatella ZILIOTTO

Il faudrait encore que je vous parle de la présence de Trieste, ville géographiquement, et historiquement, et culturellement très particulière, et très efficacement présente, mais je ne peux trop solliciter votre patience.

Pour ce qui est de Grazia NIDASIO, la grande illustratrice, ses images parlent d'elles-mêmes. De deux choses l'une: soit vous la connaissiez déjà, et vous êtes, comme moi, ravi/es de la retrouver avec tout son humour et son efficacité. Soit vous ne la connaissez pas encore, et vous trouverez ici le lien sur un site, en français (pour une fois, pas de frustration), qui en fait un portrait très efficace et assez complet.

La préface de Bianca PITZORNO donne une dimension personnelle en évoquant les conditions de la rédaction de "Un chilo di piume, un chilo di piombo".  Elle aussi est une très grande dame, à la tête d'une oeuvre considérable et variée, mais ce sera l'objet d'autres Lectures Italiennes.

 

Nous allons nous quitter sur cette image de la jeune Fiamma-Donatella, lectrice boulimique, devenue éditrice et écrivain pour le plus grand bonheur des jeunes, italiens et autres, car elle a beaucoup traduit et été traduite. Et ce n'est que justice que ce livre se soit vu attribuer, en mai 2016, le prix spécial du jury du prix Andersen.

 

Il reste à remercier particulièrement les éditions LAPIS qui ont pris l'excellente initiative de rééditer ce texte illustré paru en 1992, et qui m'ont aimablement permis de reproduire les images illustrant cet article.

 Un chilo di piume, un chilo di piombo n'est pas "un livre de jeunesse". C'est un superbe témoignage que des jeunes de 10/ 11 ans et de moins jeunes sans limite d'âge liront avec grand profit et un énorme plaisir.

Donatella ZILIOTTO (texte), Grazia NIDASIO (illustrations) Bianca PITZORNO (introduction)

Editions LAPIS 1992 - 2016;        120 pages       12, 50€     A partir de 10 ans.

 

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Rédigé par lecturesitaliennes

Publié dans #ENFANCES

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Publié le 12 Novembre 2016

- Et comme dessert (en français et en italien)? - Quoi de mieux qu'un bon conte traditionnel? Il y a justement un grand album à la couverture joyeuse, chez Franco Cosimo Panini : LA FIABA È SERVITA! Cibi incantati dall'Italia. C'est à dire: Le conte est servi! Merveilleux mets d'Italie.

Dix contes traditionnels qui ont en commun d'évoquer "le manger", sous dix aspects différents, et illustrés par dix illustratrices italiennes différentes.

Couverture de Giulia ORECCHIA

Couverture de Giulia ORECCHIA

C'est Luigi DAL CIN qui les a - comment faut-il dire? - écrites, réécrites, retranscrites? Luigi Dal Cin a une riche bibliographie à son actif, dont beaucoup d'albums de contes traditionnels du monde entier. Beaucoup chez Franco Cosimo Panini, mais pas seulement

Pour ce recueil-ci, les textes sont variés, tant par leur provenance régionale - qui n'est pas indiquée, mais on reconnaît certaines origines; - tant par leur longueur - de deux à cinq pages;  que par leur thème.

Il y a le grand méchant Barba Zucòn, un Tonton Têtu, une sorte d'ogre, qu'une mère et sa fillette arrivent à tromper dans une histoire de délicieux beignets, le frittelle. Il y a la strega, la sorcière pas très futée, qui voudrait bien faire son dîner, la cena,  de deux fillettes, mais elles sont sauvées par une femme qui fait frire... des "zèppole" - encore des beignets, méridionaux cette fois.

 

 

Illustration de Anna FORLATI

Illustration de Anna FORLATI

Il y a les ustensiles de cuisine: la padella màgica,  la poêle magique donnée par un nain de la montagne à une fillette courageuse et généreuse qui a partagé avec lui son bout de fromage; la poêle se remplit tous les soirs pour nourrir la famille nombreuse. Ou encore Pentolino, "Petit Faitout", quatrième fils d'un pauvre cordonnier, né, "on ne sait pas comment, au lieu d'être un bébé, c'était un petit faitout de cuivre avec son couvercle". Il est très entreprenant, va de cuisine en château, raisonne et réagit, met et ôte son couvercle, et réussit à se faire embrasser par la belle Ondachiara et alors.....

Il y a les plantes magiques:  I tre limoni, les trois citrons, variante de l'Amour des trois oranges, ses blondes princesses assoiffées et la vieille sorcière jalouse. Et puis Rosmarina, la Romarine bien connue grâce à Italo Clavino, la belle cachée dans un plant de romarin.

 

Illustration de Simona MULAZZANI

Illustration de Simona MULAZZANI

Il y a l'acqua della vita, l'eau de la vie que le jeune prince courageux va chercher chez le terrible magicien dans son palais de cristal, pour guérir son père. Il réussira grâce à ses trois soeurs et ses trois beaux-frères.

Qui dit "manger" dit "digérer". Cet aspect n'est pas négligé, dans un petit conte gentiment irrévérencieux, où un fiancé fait la leçon à sa fiancée un peu trop maniérée grâce à l'erba petonella... eh oui, fiez-vous aux trois premières lettres...

Il y a aussi la faim inépuisable du loup balourd et du renard malin, concurrents inégaux et cependant inséparables, depuis les fabliaux du Moyen-Age.

 

Illustration de Lucia SCUDERI

Illustration de Lucia SCUDERI

Et surtout, il y a l'histoire pétillante de Petizzo senza pizza, le jeune écolier qui ne va jamais à l'école sans sa pizza préparée par la mamma. (Aujourd'hui, ce sont les concierges des écoles qui préparent de (souvent) délicieuses pizzas - pardon, pizze - pour la récréation de onze heures). Et voilà que, dans une cascade d'impossibilités qui a sans doute un nom technique, du type de l'histoire de "la chèvre qui ne veut pas sortir du chou" de la chanson, Petizzo ne veut pas aller à  l'école sans sa pizza. Et toutes les aides demandées par la mamma restent vaines. Dans un feu d'artifice de rimes en -izza, -azza, -azze, et des sprizza e des spruzza, qui se déroulent puis se réenroulent,  "Petizzo senza pizza finalmente va a scuola". Ce type d'histoire, fréquent dans la tradition populaire,  ravit les plus petits qui peuvent entrer dans le récit grâce aux phrases qui se répètent en tiroirs et leur permet d'unir leur voix à celle du conteur.

Illustration de Giulia ORECCHIA

Illustration de Giulia ORECCHIA

Le style de Luigi Dal Cin, dans ce recueil, est délié, proche de l'oral, sans être simpliste, s'adaptant également au caractère de chaque conte. Il ne craint pas d'utiliser le passé simple aujourd'hui presque abandonné dans la langue parlée: ses formes accentuées donnent à l'action quelque chose de définitif qu'aucun autre temps ne rend - au hasard d'une page: "salì, arrivò, trasformò etc". Pour qui veut les lire à haute voix, c'est un régal (ne sommes-nous pas au dessert?).

D'autant que les illustrations sont grandes et bien "lisibles". Comme vous l'avez vu, les textes sont insérés dans les images, qui fonctionnent sur la double page. La variété des styles des dix illustratrices est donc cohérente, et La fiaba è servita constitue un excellent réservoir de lectures à haute voix.

LA FIABA È SERVITA de Luigi DAL CIN

Illustrations:A.Abbatiello, G.Atzeni, F.Chiesa, I.Faccioli,  A.Forlati, S.Mulazzani, G.Orecchia, V.Petrone, T.Romanin, L.Scuderi,

Editions Franco Cosimo Panini.  2015.

Collection: Immagini della fantasia

40 pages, relié, 24 cm x 30,5 cm - 14€

A partir de 5 ans

MERCI A L'EDITEUR POURLES REPRODUCTIONS DES IMAGES;

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Rédigé par lecturesitaliennes

Publié dans #A VOIX HAUTE

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Publié le 5 Novembre 2016

À TABLE ! A TÀVOLA ! - 2 - PLAT DU JOUR ou SECONDO

Donc notre jeune lecteur (fille ou garçon), mis en appétit, voudrait en savoir plus, de façon plus approfondie, sur la nourriture. C'est le moment de passer chez Editoriale Scienza, éditeur de vulgarisation scientifique, comme le suggère son nom. Ce sont des "Storie in frigor ìfero", des histoires dans le frigo. "tutte vere...e più avventurose delle fiabe", rien que des vraies... et plus aventureuses que les contes.

Un livre au format pratique de cahier de 16,5 cm sur 22 cm, à la couverture cartonnée et aux pages solides, beaucoup de texte et beaucoup de petits dessins joyeux et animés. Il est prévu pour les 7 ans et plus; les 11/12 ans  aussi apprécieront sans doute beaucoup.

Emanuela BUSSOLATI  et Federica BUGLIONI les ont écrites, Emanuela les a illustrées. Des histoires incroyables, "qui se cachent dans chaque chocolat du pâtissier, chaque ravioli ("raviolo") du restaurant, chaque pomme que nous croquons". "L'histoire de l'alimentation est constellée d'évènements étonnants, expériences scientifiques, naufrages, rencontres de peuples mystérieux, superstitions, découvertes géniales, supercheries et erreurs stupéfiantes, sans lesquels les plats que nous aimons ne seraient jamais arrivés sur notre table."

C'est un peu le même concept que Yum,  avec cependant un texte plus développé, et davantage d'informations. L'organisation du livre et la répartition des illustrations en rendent la lecture plus...appétissante.

À TABLE ! A TÀVOLA ! - 2 - PLAT DU JOUR ou SECONDO

 

Chaque histoire - il y en a vingt-six - se déroule sur trois pages.

Le petit dessin, ici une orange, que vous voyez un haut de la page de gauche se retrouvera à la même place sur la page suivante, histoire de rendre la lecture plus sûre pour les timides. On le retrouvera dans la table des matières qui est, elle aussi, une vraie incitation à la découverte: outre le petit dessin-signet, chaque titre est d'une couleur différente, et une phrase qui interpelle le ou la curieuse donne une idée du sujet, en créant un petit suspens. Dans notre exemple : "Tu vas partir pour un long voyage en mer à travers les océans? N'oublie pas ton orangeade!"

  Une petite scène en couleurs (aquarelle?) pour planter le décor. Des paragraphes clairs, caractérisés par un bref titre vertical, entrecoupés de petits dessins au trait, plus un peu de noir et un peu de rouge, qui illustrent avec humour les informations. Souvent, quelques lignes pour prolonger l'anecdote plus loin dans le temps.

À TABLE ! A TÀVOLA ! - 2 - PLAT DU JOUR ou SECONDO

 

Le bas de la page offre généralement, d'une autre couleur, une recette, ou une expérience gustative à tenter. Dans les pages du "Jus d'orange pour les pirates", qui racontent comment un médecin anglais  trouva, en 1747,  la parade au scorbut qui décimait les équipages depuis l'antiquité, grâce à la vitamine C contenue dans le jus d'oranges, la recette suggère de faire un superbe glaçage  rouge pour les gâteaux avec du jus d'orange sanguine.

Enfin la quatrième page de l'unité est jaune, et propose, en vrac, des compléments d'information tant historiques que contemporains.

L'humour des dessins est relayé par celui des récits, qui apparaît dès les titres.Et vice versa... Quelques exemples: "Il parroco e le patate, le curé et les pommes de terre"; "Che paura: una forchetta!, Ciel, une fourchette!"; "Cattivo come il cacao, mauvais comme le cacao"; "Il melo testardo, le pommier têtu" etc.

Storie in frigorifero est, somme toute, une  mini encyclopédie qui aide les enfants à aimer manger, à manger plus juste, à se rendre compte de la richesse possible des aliments. Vous avez peut-être remarqué la fourchette qui chapeaute la couverture avec la devise "ci provo gusto", "j'apprécie", mais en utilisant le mot "goût". C'est le titre de toute la collection mise sur pied par Emanuela BUSSOLATI  et sa complice Federica BUGLIONI, que vous pouvez voir à l'oeuvre ici .

 Je ne développerai pas, pour ne pas trop allonger.  Mais rappelons quand même, pour les plus "anciens/nes", que Emanuela Bussolati, c'est aussi ... Tararì Tararera...

Storie in frigorifero, de Emanuela Bussolati et Federica Buglioni, illustrations de E.Bussolati -  Editoriale Scienza, mai 2015.  112 pages.     ISBN: 9788873077305            9€,90

MERCI A L'EDITEUR POUR LES ILLUSTRATIONS DE CET ARTICLE.

POST SCRIPTUM: tant que vous y êtes, jetez un oeil sur le dessin de couverture du numéro d'octobre 2016 de la revue Andersen. (Colonne de droite de cette page).

C'est l'oeuvre de Paolo DOMENICONI. Faites de beaux rêves!

 

 

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Rédigé par lecturesitaliennes

Publié dans #VULGARISATION

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